Syrie : l’ONU et ses partenaires n’ont pas pu retourner à la Ghouta orientale en raison de l'insécurité

8 mars 2018

L’ONU et ses partenaires n’ont pas été en mesure de retourner jeudi à Douma, dans l’enclave rebelle assiégée de la Ghouta orientale, en Syrie, faute d’autorisation à cause de l’insécurité, a dit le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) avait indiqué mardi que les agences onusiennes tenteraient d’envoyer jeudi un nouveau convoi d’aide humanitaire dans la Ghouta orientale.

Lundi, les organisations humanitaires avaient été contraints de partir après neuf heures à Douma en raison de bombardements dans la Ghouta orientale et à Damas. « Seulement dix de nos camions ont été déchargés et quatre ont été partiellement déchargés. En conséquence, la moitié de la nourriture pour 27.500 personnes n'a pas été livrée », a dit le porte-parole, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse à New York.

« Les Nations Unies continuent de recevoir des informations faisant état de combats de plus en plus violents dans la Ghouta orientale et de bombardements à Damas, mettant en danger des civils et empêchant l'aide humanitaire d'atteindre des centaines de milliers de personnes dans le besoin, y compris des milliers d'enfants vulnérables », a-t-il ajouté.

Les affrontements à la Ghouta orientale auraient fait plus de 100 morts au cours des 48 dernières heures. Depuis le 24 février, date à laquelle le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 2401 exigeant la cessation des hostilités dans toute la Syrie, des centaines de personnes auraient été tuées et des milliers ont été blessées à la suite de frappes aériennes et terrestres.

Le porte-parole du Secrétaire général a noté que la totalité de l'assistance destinée à 70.000 personnes à Douma, y compris des fournitures médicales et de santé, devait encore être distribuée.

« L'ONU reste prête à fournir une assistance à toutes les personnes dans le besoin à Douma, dans d'autres zones de la Ghouta orientale et dans d'autres zones difficiles d'accès et assiégées dès que les conditions le permettront. Nous continuons d'appeler toutes les parties à autoriser immédiatement et sans entrave l'accès à d'autres convois pour acheminer des fournitures essentielles à des centaines de milliers de personnes qui ont désespérément besoin d'une aide humanitaire », a dit M. Dujarric.

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