À l’ONU, l’Australie et Timor-Leste se mettent d’accord sur leur frontière maritime

6 mars 2018

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a félicité mardi l’Australie et Timor-Leste pour « leur engagement constructif et leurs efforts incessants » qui ont permis aux deux Etats de se mettre d’accord sur leur frontière maritime.

La Ministre des affaires étrangères australienne, Julie Bishop, et le Ministre pour la délimitation des frontières timorais, Hermenegildo Augusto Cabral Pereira, ont signé au siège de l’ONU un traité sur la délimitation de leur frontière maritime dans la mer de Timor. Le Président de la commission de conciliation, Peter Taksøe-Jensen, a également signé le traité en tant que témoin.

Pour le Secrétaire général, ce traité « démontre la force du droit international et l'efficacité du règlement des différends par des moyens pacifiques ».

« Élément central de la Charte des Nations Unies, le règlement pacifique des différends est également la pierre angulaire de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, à laquelle l'Australie et le Timor-Leste sont parties », a déclaré M. Guterres. « Cet événement est historique car il marque la conclusion réussie de la toute première procédure de conciliation au titre de l'annexe V de la Convention ».

Le chef de l’ONU a également félicité Canberra et Dili pour leur « recours révolutionnaire » à ce mécanisme de conciliation. « Ce faisant, vous avez fait progresser la vision des rédacteurs de la Convention en proposant une approche souple du règlement des différends », a-t-il ajouté.

En délimitant leur frontière commune dans la mer de Timor, l'Australie et Timor-Leste ont également institué un régime spécial pour la zone maritime comprenant le gisement gazier de Greater Sunrise.

« Cet accord met l'Australie et Timor-Leste dans une meilleure position pour exercer leurs droits et leurs obligations respectifs dans le cadre de la Convention d'une manière efficace », a déclaré M. Guterres. « Il devrait également veiller à ce que les deux États bénéficient pleinement de l'exploitation durable des ressources naturelles dans la mer de Timor ».

Le Secrétaire général a noté que le traité signé par les gouvernements australien et timorais « constitue une contribution supplémentaire à l'instauration de la sécurité juridique dans les océans du monde, condition essentielle pour des relations stables, la paix et la sécurité et la réalisation du développement durable ».

Le chef de l’ONU a dit espérer que la mise en œuvre réussie de l’accord signé entre Canberra et Dili inspirera d'autres États à suivre la voie de la conciliation pour le règlement de leur différend.