Nigéria : le chef de l’ONU condamne l’enlèvement de plus de 100 écolières dans l’Etat de Yobe

28 février 2018

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a fermement condamné l'attaque perpétrée la semaine dernière contre une école dans le nord-est du Nigéria et l’enlèvement d’écolières qui a suivi.

Le 19 février, plus de 100 écolières nigérianes ont été enlevées par des insurgés présumés de l’organisation terroriste Boko Haram lors d'une attaque contre un établissement scolaire de la ville de Dapchi, dans l'État de Yobe.

« Le Secrétaire général appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les filles disparues et à leur retour en toute sécurité dans leur famille », a déclaré son porte-parole dans une déclaration à la presse publiée mardi soir.

L’attaque et l’enlèvement avait été condamnés la semaine dernière par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) qui avait également appelé à la libération des écolières enlevées.

La tragédie de Chibok

« Les attaques contre les écoles constituent une violation des droits de l'enfant et du droit international humanitaire. Les écoles devraient être des espaces sûrs et protégés en tout temps », avait déclaré vendredi la Directrice de l’UNICEF pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Marie-Pierre Poirier.

« Nous n'avons pas oublié la tragédie des filles de Chibok », avait rappelé Mme Poirier en référence à l’enlèvement il y a quatre ans par Boko Haram de 276 filles dont un grand nombre de filles ne sont toujours pas revenues. « Et maintenant cette nouvelle horreur arrive. Ce n'est pas seulement une attaque contre une école. C'est une attaque contre nous tous », avait souligné la responsable de l’UNICEF

M. Guterres a exhorté les autorités nigérianes à rapidement traduire en justice les responsables de cette attaque et de cet enlèvement.

« Le Secrétaire général réitère la solidarité et le soutien de l'ONU aux gouvernements du Nigéria et des autres pays touchés de la région dans leur lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent », a ajouté son porte-parole.

Depuis le début de l'insurrection dans le nord du Nigéria en 2009, plus de 2.295 enseignants ont été tués et 19.000 personnes ont été déplacées, et près de 1.400 écoles ont été détruites. Des violences qui sont à l’origine de la crise humanitaire qui touche l’ensemble des pays du bassin du Lac Tchad. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 1,6 milliard de dollars sont nécessaire pour répondre aux besoins vitaux de 10,7 millions de personnes dans la région.

 

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