Il faut accentuer la protection des infrastructures critiques face au risque d’attaques terroristes, selon l’ONU

13 février 2018

Protéger les infrastructures critiques face au risque d’attaques terroristes revêt une importance croissante, a souligné mardi le Président du Comité de l’ONU contre le terrorisme (CCT), Gustavo Meza-Cuadra (Pérou) devant le Conseil de sécurité.

Protéger les infrastructures critiques face au risque d’attaques terroristes revêt une importance croissante, a souligné mardi le Président du Comité de l’ONU contre le terrorisme (CCT), Gustavo Meza-Cuadra (Pérou) devant le Conseil de sécurité.

Comme le rappelle la résolution 2341 (2017) du Conseil de sécurité, tous les États membres sont encouragés à faire des efforts concertés et coordonnés, y compris au niveau international, pour prendre les dispositions nécessaires à cette fin.

Le CCT, avec l’appui de sa Direction exécutive, joue un rôle déterminant dans la promotion d’une telle coopération et dans l’identification des lacunes, vulnérabilités, tendances et pratiques optimales pour y remédier. Le Président a salué les initiatives soutenues par la Direction exécutive, qu’il s’agisse du Programme européen de protection des infrastructures critiques, de la Déclaration des États Membres du Comité contre le terrorisme de l’Organisation des États américains (OEA) ou encore du Centre antiterroriste des États indépendants du Commonwealth.

En outre, la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme (DECT) prépare actuellement une initiative visant à sensibiliser les États Membres aux obligations de mise en œuvre prévues par la résolution 2341 (2017) et à renforcer les capacités des États membres à cet égard, au travers du Groupe de travail sur la protection des infrastructures critiques de l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme, qui compile l’ensemble des pratiques optimales existantes. 

Il existe un besoin de développer les stratégies nationales de réduction des risques et d’incorporer celles-ci dans les plans de lutte contre le terrorisme. Si les États assument la responsabilité de protéger les infrastructures critiques, les propriétaires de ces mêmes infrastructures et des « objectifs non protégés » doivent combler les lacunes et réduire les vulnérabilités, a souligné le Président. 

Des exercices de simulation dans le cadre desquels les agences d’application des lois joignent leurs forces sont également nécessaires. 

M. Meza-Cuadra a enfin attiré l’attention sur l’importance de mettre aussi en œuvre les autres résolutions pertinentes du Conseil, à savoir la 2309 (2017) sur l’aviation civile, et la résolution 2322 (2017) sur la coopération internationale.

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