RDC : une trentaine des morts et des milliers de déplacés en Ituri dans des violences, selon le HCR

6 février 2018

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est déclarée mardi vivement préoccupée par l’escalade de la violence dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), qui a entraîné de nouveaux déplacements de populations au cours des quatre derniers jours.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est déclarée mardi vivement préoccupée par l’escalade de la violence dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), qui a entraîné de nouveaux déplacements de populations au cours des quatre derniers jours.

Selon le HCR, au moins 30 personnes auraient été tuées à la suite de ces violences entre les groupes ethniques hema et lendu. Lors de ces heurts, de nombreux villages ont été incendiés dans le territoire de Djougou en Ituri, selon des informations fournies par les observateurs du HCR dans les zones touchées.

« Les combats entre les communautés Hema et Lendu avaient déjà dévasté la région de 1999 au début des années 2000, entraînant ainsi des déplacements internes à grande échelle et des mouvements de réfugiés vers l’Ouganda », a rappelé un porte-parole du HCR, Babar Baloch, lors d’un point de presse à Genève.

En attendant, les bureaux du HCR des deux côtés de la frontière entre l’Ouganda et la RDC sont une fois de plus en état d’alerte. Selon Babar Baloch, des rapports préliminaires font déjà état de milliers de déplacés internes. En Ouganda aussi, les arrivées de réfugiés ont également augmenté de manière significative lundi. 1.386 Congolais ont traversé le Lac Albert pour se réfugier dans le village de Sebagoro, à plus de 270 kilomètres au Nord-ouest de la capitale ougandaise, Kampala.

L’agence onusienne redoute d’ailleurs que les combats ne se propagent dans les zones voisines, notamment en raison de la circulation des armes légères dans la région. Dans le même temps, comme l’accès reste limité dans certaines communautés, les populations déplacées ne bénéficient d’aucune aide, malgré des besoins urgents en nourriture et autres articles de première nécessité.

« Des efforts plus importants pour assurer la sécurité et l’accès humanitaire dans la région sont nécessaires », a dit M. Baloch.

Selon l’ONU, la situation en RDC est l’une des crises les plus complexes au monde, et elle s’est détériorée du fait de l’escalade de plusieurs conflits locaux. En ce début d’année 2018, environ 5 millions de Congolais de RDC sont déracinés - dont 4,35 millions de déplacés internes et 674.879 réfugiés arrivés dans d’autres pays africains, notamment au Burundi.

 

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