Syrie : le chef de l’ONU appelle à faire progresser le processus politique

2 février 2018

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé vendredi les parties impliquées dans la crise syrienne à faire progresser le processus politique et a estimé que les discussions parrainées par la Russie à Sotchi en début de semaine avaient permis de faire avancer les choses.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé vendredi les parties impliquées dans la crise syrienne à faire progresser le processus politique et a estimé que les discussions parrainées par la Russie à Sotchi en début de semaine avaient permis de faire avancer les choses.

« Beaucoup a été écrit et dit à propos de Sotchi. Je voudrais dire pourquoi je crois que nous sommes à un stade significatif du processus de paix. La présence de l'ONU à Sotchi reposait sur un accord commun entre l'ONU et la Fédération de Russie sur la nature et les résultats de la réunion et sa contribution au processus de Genève », a dit M. Guterres lors d’un point de presse au siège de l’ONU à New York.

L'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui a participé à ces pourparlers à Sotchi, a estimé mardi que le principal résultat de ces discussions était la déclaration annonçant la création d'un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution pour le pays dans le cadre du processus de Genève dirigé par les Nations Unies.

M. Guterres a souligné trois points à propos de la Déclaration finale de Sotchi. « Tout d'abord, elle partage une vision de la Syrie pour tous les Syriens », a-t-il dit. Deuxièmement, la Déclaration affirme qu'un Comité constitutionnel devrait être formé sous l’égide de l'ONU, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité. Troisièmement, elle indique clairement « qu'un accord final sur le mandat, les pouvoirs, les règles de procédure et les critères de sélection pour la composition de ce Comité devait être atteint lors des pourparlers de l'ONU à Genève ».

Selon le Secrétaire général, il ne faut « jamais oublier que les progrès vers un règlement politique doivent s'accompagner de progrès sur le terrain ».

« Au cours des deux derniers mois, pas un seul convoi d'aide humanitaire n'a atteint une zone assiégée. Pas de fournitures médicales. Pas de nourriture. L'aide humanitaire n'entre pas et les personnes souffrant de problèmes graves de santé ne sortent pas. Nous voyons de nouveaux rapports troublants sur l'utilisation possible d'armes chimiques », a déclaré le Secrétaire général.

M. Guterres a appelé les délégations du gouvernement syrien et de l'opposition et tous les États qui ont une influence à coopérer avec son Envoyé spécial.

« Nous devons veiller à ce que le processus mené par les Nations Unies avance à Genève, de manière crédible et sérieuse. Et j'appelle à l'accès humanitaire, au strict respect du droit international humanitaire et, en particulier, à la protection des civils. Nous n'avons pas un moment à perdre », a-t-il conclu.

 

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