RDC : le Russe Dmitri Titov chargé d'une enquête sur les récentes attaques contre des Casques bleus

6 janvier 2018

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a annoncé vendredi soir la nomination du Russe Dmitri Titov à la tête d'une enquête spéciale sur les récentes attaques contre des Casques bleus et des bases onusiennes dans le territoire de Beni (province du Nord-Kivu), en République démocratique du Congo (RDC).

Cette enquête portera notamment sur l'attaque du 7 décembre à Semuliki, au cours de laquelle 15 Casques bleus tanzaniens ont été tués, 43 blessés et un autre porté disparu.

« L'enquête spéciale examinera les circonstances entourant ces attaques, évaluera la préparation globale de la MONUSCO (Mission des Nations Unies en RDC) et sa réaction aux événements et fournira des recommandations sur la façon d'empêcher de telles attaques de se produire à l'avenir ou lorsqu'elles se produisent, d'éviter de telles conséquences meurtrières », a précisé le bureau du porte-parole du Secrétaire général.

L'équipe d'enquête se rendra en République démocratique du Congo au début de janvier et se rendra également dans les pays concernés de la région des Grands Lacs. Outre des responsables des Nations Unies, l'équipe comprendra deux officiers militaires de Tanzanie.

M. Titov a rejoint les Nations Unies en 1991. Il a été Sous-Secrétaire général des Nations Unies chargé de l'État de droit et des institutions de sécurité au Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) de 2007 à 2017. M. Titov a également été Directeur Afrique du Bureau des opérations au sein de ce Département.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

15 Casques bleus tués dans une attaque en RDC : le chef de l'ONU condamne un « crime de guerre »

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a condamné « sans équivoque » l'attaque meurtrière perpétrée jeudi contre une base de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) au Nord-Kivu.