L'ONU s'inquiète du sort des civils affectés par un regain de violence dans le nord de la Syrie

3 janvier 2018

La branche humanitaire des Nations Unies et ses partenaires en Syrie ont exprimé mercredi leur inquiétude concernant le sort de dizaines de milliers de civils dans le nord-est du gouvernorat de Hama et au sud du gouvernorat d'Idlib, suite au regain d'affrontements meurtriers dans ces régions.

Selon un porte-parole de l'ONU, sept personnes auraient été tuées mardi et au moins 18 autres blessées après un raid aérien dans la ville de Khan Elsobol, dans le sud d'Idlib. Le même jour, 25 personnes auraient été blessées et plusieurs magasins et installations auraient été endommagés lors du bombardement du principal marché de légumes de la ville de Jisr-Ash-Shugur, dans l'ouest d'Idlib.

« D'autres frappes aériennes et des tirs d'obus ont été signalés dans les zones rurales dans le sud du gouvernorat », a déclaré Farhan Haq, le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l'ONU, lors d'un point de presse à New York.

Il a précisé que l'ONU et ses partenaires coordonnaient la réponse humanitaire dans la région grâce à des opérations transfrontalières en provenance de Turquie.

« L'ONU rappelle à toutes les parties au conflit l'obligation légale de veiller constamment à épargner les civils et les biens civils », a déclaré M. Haq.

Il a ajouté que l'ONU était extrêmement préoccupée par la récente série d'attaques contre des établissements de santé en Syrie. Le 31 décembre, un hôpital local du gouvernorat d'Idlib aurait été endommagé par une frappe aérienne, tandis qu'un jour plus tôt, un entrepôt médical appartenant à une organisation non gouvernementale internationale aurait été endommagé par des bombes barils.

« Nous continuons d'appeler toutes les parties au conflit à mettre fin aux destructions d'hôpitaux et d'autres infrastructures civiles essentielles pour la population civile et à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme », a souligné le porte-parole adjoint.

De son côté, l'agence des Nations Unies pour les droits en matière de procréation a déclaré avoir atteint la zone de Sheikh Maqsoud, à Alep, où des milliers de femmes ont été privées de soins médicaux pendant des années.

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a indiqué que ses équipes mobiles de reproduction ont atteint cette zone le 30 décembre, fournissant des services de planification familiale et des soins prénatals et post-partum à plus de 80 femmes.

 

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