Libye : l'ONU et ses partenaires ont besoin de 313 millions de dollars pour aider la population

25 janvier 2018

Alors que la population en Libye souffre d'un climat de violence et de crise politique, l'ONU et ses partenaires ont lancé jeudi un appel de fonds de 313 millions de dollars pour aider 940.000 personnes qui ont besoin d'assistance et de protection.

« Les difficultés rencontrées par les Libyens pour subvenir à leurs besoins fondamentaux sont réelles, et nous devons être conscients du coût humain de l'inaction », a déclaré Maria Ribeiro, Coordinatrice humanitaire pour la Libye, dans un communiqué de presse du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

« Dans mes interactions avec les hommes, les femmes et les enfants libyens, je vois des gens qui veulent se sentir en sécurité, faire respecter leurs droits et savoir qu'ils n'ont pas à vivre au jour le jour », a expliqué Mme Ribeiro.

La crise actuelle en Libye, qui fait suite au renversement en 2011 du dirigeant Mouammar Kadhafi, est le résultat des hostilités entre factions rivales, de l'instabilité politique et d'un manque de gouvernance efficace.

AUDIO: Maria Ribeiro, Coordinatrice Humanitaire pour la Libye Crédit: Maria Ribeiro

L'argent récoltée aidera à mettre en œuvre 71 projets de 22 organisations, y compris des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales nationales et internationales.

Les projets visent à aider la population à faire face à la détérioration des conditions de vie et à assurer l'accès au service de base pour les déplacés internes, les rapatriés, ainsi que les migrants, réfugiés et demandeurs d'asile.

Les fonds aideront également à renforcer les capacités des familles à faire face aux pressions liées à l'instabilité et au déclin économique.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Libye : l'envoyé de l'ONU met en garde contre un statu quo qui n'est pas tenable

Le statu quo en Libye n'est pas tenable, a prévenu le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays, Ghassan Salamé, qui a rappelé au Conseil de sécurité la persistance de la violence malgré des signes encourageants d'amélioration.