Yémen : l'ONU appelle à l'arrêt des violences et à la relance du processus politique

20 décembre 2017

L'Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, a appelé mercredi toutes les parties à la retenue et à s'abstenir de tout acte de violence qui aggraverait la situation humanitaire et sécuritaire déjà difficile dans le pays.

Profondément préoccupé par l'escalade de la violence et les violations continues à l'encontre des civils, l'Envoyé de l'ONU a exhorté toutes les parties à s'acquitter des obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire et des droits de l'homme. Il a insisté sur la nécessité que les auteurs de violations des droits de l'homme rendent des comptes.

M. Ould Cheikh Ahmed a condamné le ciblage de la ville de Riyad le 19 décembre dernier avec un missile balistique. « Il s'agit d'une escalade qui entrave les efforts de paix au Yémen », a souligné son bureau dans un communiqué.

Au regard des résolutions du Conseil de sécurité, les parties doivent assurer la sécurité des civils et faciliter l'acheminement rapide et sans entrave de l'aide humanitaire, a rappelé le médiateur onusien.

Dans ce contexte, l'Envoyé spécial s'est félicité de la décision prise par l'Alliance arabe d'ouvrir le port de Hodeidah pour un accès de l'aide humanitaire d'autoriser les navires commerciaux à entrer pendant 30 jours. Il a appelé à la poursuite de ces mesures à l'avenir.

L'Envoyé spécial a réaffirmé qu'il n'y a pas de solution militaire à la crise au Yémen et que la solution ne peut être trouvée que grâce à un processus politique pris en main par les Yéménites, avec la facilitation des Nations Unies et le soutien de la communauté internationale.

« Toute solution politique doit être décidée par les Yéménites eux-mêmes, sans aucune intervention étrangère », a souligné M. Ould Cheikh Ahmed, qui a réitéré sa ferme intention de redoubler d'efforts pour entrer en contact avec toutes les parties afin de préparer la reprise d'un processus politique global et crédible.

L'Envoyé spécial a appelé toutes les parties à faciliter sa mission, à travailler avec lui de bonne foi et à faire preuve de souplesse nécessaire pour parvenir à un cessez-le-feu et à une solution politique globale et consensuelle. « Tout retard ne peut que conduire à accroître les souffrances du peuple yéménite à tous les niveaux », a-t-il prévenu.

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