Moyen-Orient : l'envoyé de l'ONU met en garde contre « les risques d'escalade des violences »

8 décembre 2017

Le Conseil de sécurité s'est réuni d'urgence vendredi sur la situation au Moyen-Orient après l'annonce faite mercredi par les Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y transférer leur ambassade depuis Tel-Aviv.

Le Conseil de sécurité s'est réuni d'urgence vendredi sur la situation au Moyen-Orient après l'annonce faite mercredi par les Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y transférer leur ambassade depuis Tel-Aviv.

La réunion du Conseil a été demandée par huit de ses membres : la Bolivie, l'Egypte, la France, l'Italie, le Royaume-Uni, le Sénégal, la Suède et l'Uruguay. L'occasion pour le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov d'exprimer son inquiétude face aux risques d'escalade des violences dans la région.

En visio-conférence depuis Jérusalem, M. Mladenov a évoqué des affrontements entre manifestants palestiniens et forces de sécurité israéliennes depuis deux jours. « Six roquettes ont été tirées hier depuis Gaza vers Israël », a-t-il constaté. La Défense israélienne a riposté par des bombardements sur des positions du Hamas.

Ces attaques aériennes n'ont pas fait de victimes mais la décision américaine « a provoqué la colère des Palestiniens et beaucoup d'anxiété dans la région », a encore souligné l'envoyé spécial de l'ONU. Ville sainte pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans, Jérusalem est revendiquée comme capitale à la fois par les Israéliens et par les Palestiniens.

Mercredi, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a souligné que la question du statut final de Jérusalem devait être résolue par des négociations directes entre les deux parties. « Il n'y a pas d'alternative à la solution de deux Etats. Il n'y a pas de plan B », a-t-il déclaré.

De son côté, M. Mladenov a averti le Conseil de sécurité que si le conflit israélo-palestinien n'était pas résolu conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies et au respect des aspirations nationales légitimes des deux peuples, il risquait d'être « englouti dans le tourbillon du radicalisme religieux à travers tout le Moyen-Orient ».

« J'exhorte la communauté internationale à assumer sa responsabilité historique de soutenir les parties à aboutir à la paix et à un accord complet », a dit le Coordonnateur spécial.

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Le statut final de Jérusalem doit être résolu par des négociations dans le cadre d'une solution à deux Etats (António Guterres)

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a rappelé mercredi que le statut définitif de la ville de Jérusalem doit être résolu dans le cadre d'une solution négociée de deux Etats israélien et palestinien – solution pour laquelle il n'existe aucune alternative, a-t-il souligné.