Colombie : le Conseil de sécurité charge la Mission de l'ONU de participer jusqu'en janvier 2018 au mécanisme de surveillance du cessez-le-feu

5 octobre 2017

À la demande du gouvernement colombien et de l'Armée de libération nationale (ELN), le Conseil de sécurité a décidé jeudi que la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie participera à titre provisoire, jusqu'au 9 janvier 2018, aux travaux du mécanisme de surveillance et de vérification agréé par les deux parties.

En adoptant, à l'unanimité de ses 15 membres, la résolution 2381 (2017), le Conseil a également confié à la Mission les tâches suivantes : veiller au respect du cessez-le-feu national bilatéral temporaire signé avec l'ELN le 4 septembre dernier ; s'efforcer de prévenir les incidents ; permettre aux parties d'intervenir rapidement le cas échéant ; et vérifier le respect par les parties du cessez-le-feu.

Dans le préambule de ce texte, le Conseil rappelle le rôle positif joué par la Mission des Nations Unies en Colombie, dont le mandat a pris fin le 25 septembre 2017 et à laquelle succède la Mission de vérification, pour remplir des fonctions similaires entre le Gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée populaire (FARC-EP).

Sur recommandation du Secrétaire général, le Conseil a approuvé le nombre de 70 observateurs internationaux pour la Mission, exigé par « les tâches de liaison avec les Forces armées de la Colombie et l'ELN pour éviter les conflits de mouvement et prévenir les confrontations armées ».

Dans une déclaration lue par le Président du Conseil de sécurité pour le mois d'octobre, François de Delattre, de la France, les autres membres saluent les remarquables avancées réalisées en Colombie depuis la conclusion de l'Accord final pour la fin du conflit et la construction d'une paix stable et durable entre le gouvernement colombien et les FARC-EP.

Aux termes de cette déclaration, le Conseil félicite plus précisément les parties pour l'aboutissement du cessez-le-feu, la cessation des hostilités, le dépôt des armes et la transformation des FARC-EP en parti politique, « ce qui a permis de mettre fin à un conflit qui durait depuis plus de cinquante ans ».

Il souligne que, grâce à la détermination et à la volonté résolue des parties, « le processus de paix en Colombie reste une source d'inspiration pour le règlement de conflits et pourrait servir d'exemple à d'autres processus de paix dans le monde ».

 

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