A Kinshasa, l'ONU et l'UA plaident pour une plus grande participation politique des femmes congolaises

25 juillet 2017

A Kinshasa, une délégation conjointe de l'ONU et de l'Union africaine (UA) a rencontré mardi des femmes leaders congolaises dans le cadre d'une discussion sur l'implication des femmes avec pour mission de montrer que ces dernières ne sont pas seulement des victimes mais également des agentes de la paix et du développement.

100% féminine, la délégation est composée de la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, de la Directrice exécutive de l'ONU-Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la violence sexuelle dans les conflits, Pramila Patten, et de l'Envoyée spéciale de l'UA pour les femmes, la paix et la sécurité, Bineta Diop.

« Nous entendons ce que la RDC ne peut pas faire. Nous sommes ici pour discuter de ce qu'elle peut faire avec ses femmes et ses jeunes », a déclaré Mme Mohammed lors de cette rencontre. « La majorité des gens dans ce pays sont jeunes. Nous devons voir plus de jeunes impliqués ».

A l'issue de sa rencontre lundi avec le Ministre des affaires étrangères congolais, Léonard She Okitundu, la Vice-Secrétaire générale avait déclaré à la presse que l'un des objectifs de sa visite en RDC « dans le cadre du processus électoral en cours » était « de voir les femmes jouer un rôle actif pour peser dans la prise de décisions ».

Alors que l'accord politique signé le 31 décembre 2016 prévoit l'organisation d'élections en RDC au plus tard à la fin de l'année, Mme Mlambo-Ngcuka a souligné devant les femmes congolaises que les échéances électorales constituent « un moment important dans une nation pour que les femmes prennent la place qui leur est due dans la société ».

« Pour devenir les leaders que nous voulons être, nous devons mener sur les problèmes réels et avec les personnes confrontées à ces problèmes », a déclaré la Directrice exécutive de l'ONU-Femmes.

Dans le contexte des élections mais également des efforts devant mener à la réalisation des Objectifs de développement durable, Mme Mohammed a rappelé que « les médias font partie intégrante de la démocratie », soulignant que « leur indépendance à publier des titres qui importent aux communautés est essentielle ».

Face aux préoccupations concernant l'absence de volonté politique à intégrer la participation des femmes au niveau politique, Mme Mlambo-Ngcuka a souligné que « l'un de nos principaux problèmes en ce moment est que nous ne sommes pas en train de sauter ensemble en même temps et dans la même direction ».

« Je veux que nous puissions sauter ensemble partout dans le monde pour créer un tremblement de terre afin de provoquer le changement pour les femmes et les filles », a martelé la chef de l'ONU Femmes.

La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la violence sexuelle dans les conflits a pour sa part conseillé aux femmes congolaises de ne pas « se concentrer exclusivement sur la question des quotas », prévenant qu'une telle posture peut obscurcir les autres mesures nécessaires à leur travail de plaidoyer en faveur des femmes.

Alors que « l'Afrique a décidé de se transformer », l'Envoyée spéciale de l'UA pour les femmes, la paix et la sécurité a rappelé que « la femme africaine doit être au centre de cette transformation".

 

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