RDC : l'ONU et ses partenaires condamnent une attaque meurtrière contre des policiers dans la région du Kasaï

28 mars 2017

L'ONU et des organisations partenaires ont condamné une attaque « ignoble » contre la Police nationale congolaise survenue entre le 23 et le 24 mars sur l'axe Tshikapa-Kananga, dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC).

Quarante membres de la Police nationale congolaise auraient été tués lors d'une embuscade tendue par la milice Kamuina Nsapu.

Dans un communiqué conjoint publié lundi soir, l'ONU, l'Union africaine (UA), l'Union européenne (UE) et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes.

Les quatre organisations partenaires ont également condamné tous les autres actes de violence et les violations des droits de l'homme qui se sont récemment déroulées dans les provinces du Kasaï, se déclarant profondément préoccupées par la situation grave existante qu'elles suivent avec attention.

« Le niveau de violence, ainsi que les rapports faisant état de violations des droits humains, que connaissent certaines zones de la RDC doivent interpeller tous les responsables politiques congolais », ont déclaré les quatre organisations, exhortant à cet égard les forces de défense et de sécurité à la retenue dans leurs efforts visant à restaurer l'ordre dans les provinces du Kasaï.

Dans leur communiqué, l'ONU et les organisations partenaires ont également encouragé la poursuite du dialogue entamé récemment entre le gouvernement congolais et la milice Kamuina Nsapu, afin de trouver une issue pacifique à la situation actuelle dans les provinces du Kasaï.

Elles ont rappelé l'impératif de la conduite d'une enquête crédible pour faire la lumière sur les violations des droits humains et poursuivre en justice leurs auteurs. À cet égard, elles se sont félicité des mesures annoncées par le gouvernement congolais et attendent avec intérêt les actions qui en résulteront.

L'ONU et ses partenaires ont également souligné l'urgence que revêt la mise en œuvre effective de l'Accord du 31 décembre 2016, conclu sous les auspices de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), y compris par la nomination, conformément aux dispositions pertinentes dudit Accord, d'un Premier ministre issu de l'opposition.

« Une telle avancée facilitera le processus de stabilisation du pays, le rétablissement de l'ordre public dans les zones affectées par la violence et la tenue, dans les délais prévus, des élections qui doivent conclure la période de transition convenue par les acteurs congolais », ont-elles rappelé.

Disparition des membres du Groupe d'experts de l'ONU sur la RDC

S'agissant de la disparition des deux membres du Groupe d'experts de l'ONU sur la RDC, le porte-parole adjoint du Secrétaire général, Farhan Haq, a indiqué mardi que les Casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont trouvé des restes de corps actuellement en cours d'examen afin de déterminer s'ils sont bien ceux des personnes disparues.

« Nous ne pouvons pas confirmer en ce moment s'il s'agit des corps des experts », a déclaré M. Haq lors du point de presse quotidien de midi à New York. « Nous espérons être en mesure de fournir plus d'informations sur ce sujet bientôt. En tout état de cause, nous fournirons d'abord toutes les informations vérifiées aux familles de nos collègues et aux autorités de la Suède, des États-Unis, du Chili et de la RDC », a précisé le porte-parole adjoint aux journalistes.

 

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