Soudan : les enfants continuent d'être victimes d'atrocités, selon l'ONU

27 mars 2017

Le nombre d'enfants recrutés pour combattre dans certaines régions du Soudan a diminué, mais ils sont encore nombreux à être tués, blessés, et à être victimes de violences sexuelles, selon un nouveau rapport du Secrétaire général des Nations Unies.

« Les garçons et les filles continuent d'être victimes de graves violations commises par toutes les parties au conflit, y compris des meurtres et des mutilations, des violences sexuelles et des attaques contre des écoles et des hôpitaux », a déclaré la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui.

Le rapport publié vendredi fait le point sur l'impact du conflit armé sur les enfants dans les régions du Darfour, du Kordofan méridional, du Nil Bleu et d'Abyei entre mars 2011 et décembre 2016.

Au cours de cette période, près de 1.300 enfants ont été tués ou mutilés suite à des affrontements entre le gouvernement et les groupes armés. La plupart des morts et blessés ont eu lieu au Darfour, selon le rapport.

Les viols et la violence sexuelle sont également une préoccupation majeure au Darfour, où l'ONU a confirmé qu'au moins 372 enfants en ont été victimes.

« Dans la plupart des cas, des enfants ont été violés lors d'attaques sur leurs villages ou en se procurant du bois ou de l'eau à proximité de camps pour personnes déplacées », selon les auteurs du rapport.

Malgré ces atrocités, le rapport note une tendance positive concernant le recrutement des enfants pour combattre, leur nombre ayant diminué. Cependant, le recrutement et l'utilisation transfrontières d'enfants par des groupes soudanais et sud-soudanais notamment le Mouvement populaire de libération du Soudan – Nord (SPLM/N), l'Armée populaire de libération du Soudan -dans l'opposition (SPLA-iO) et le Mouvement pour l'égalité et la justice (JEM) suscitent des préoccupations.

Depuis 2011, le gouvernement soudanais a renforcé son cadre national de protection des enfants et élevé l'âge minimum de recrutement des forces nationales à 18 ans.

En outre, l'ONU a signé trois plans d'action avec les autorités nationales pour protéger les enfants, ainsi qu'avec le SPLM/N et le JEM. La Représentante spéciale a demandé au gouvernement et à toutes les autres parties au conflit de prendre des mesures concrètes pour protéger les enfants.

 

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