Sahara occidental : le chef de l'ONU appelle le Maroc et le Front Polisario à réduire les tensions

26 février 2017

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'est dit profondément préoccupé par les tensions accrues dans les environs de Guerguerat dans la zone tampon au sud du Sahara occidental entre la butte de terre marocaine et la frontière mauritanienne et a appelé le Maroc et le Front Polisario à réduire les tensions.

“Des éléments armés du Maroc et du Frente Polisario restent à proximité les uns des autres, une position qu'ils occupent depuis le mois d'août 2016, surveillée pendant la journée par la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO)”, a noté le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse publiée samedi.

“Le Secrétaire général appelle les deux parties à faire preuve de la plus grande retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter des tensions accrues, que ce soit par le biais de mesures prises par des acteurs militaires ou civils”, a-t-il ajouté.

Le chef de l'ONU a souligné également qu'il fallait que “le trafic commercial régulier ne soit pas obstrué et qu'aucune mesure ne soit prise pouvant constituer un changement du statu quo de la zone tampon”.

M. Guterres a demandé instamment aux parties “de retirer sans condition tous les éléments armés de la zone tampon dès que possible afin de créer un environnement propice à la reprise du dialogue dans le contexte du processus politique mené par l'Organisation des Nations Unies”. Il a demandé en outre aux parties de respecter leurs obligations en vertu de l'accord de cessez-le-feu et de respecter à la fois la lettre et l'esprit de celui-ci.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Les réfugiés sahraouis menacés par une réduction des rations alimentaires, prévient l'ONU

Trois agences humanitaires des Nations Unies opérant en Algérie ont demandé mercredi aux bailleurs de fonds de continuer leur soutien aux réfugiés du Sahara occidental, en avertissant que le manque de fonds risque d'entraîner une réduction des rations alimentaires.