L'ONUSIDA plaide pour un monde sans discrimination

24 février 2017

A quelques jours de la Journée « Zéro discrimination » qui est célébrée chaque année le 1er mars, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA) a exhorté les gens à s'exprimer et à faire du bruit afin d'atteindre cet objectif et une société juste et équitable.

« Tout le monde a le droit d'être traité avec respect, de vivre sans discrimination, sans contrainte et sans abus », a déclaré le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé. « La discrimination ne fait pas que blesser les individus, elle pénalise tout le monde parce que la diversité sous toutes ses formes est bénéfique pour tous ».

La discrimination s'exprime sous de nombreuses formes, qu'il s'agisse de la discrimination raciale ou religieuse, de la discrimination liée au sexe, à l'orientation sexuelle ou à l'âge, et les intimidations à l'école ou au travail, rappelle l'ONUSIDA.

Dans seulement trois pays sur dix dans le monde, autant de filles que de garçons fréquentent l'école secondaire supérieure et les personnes handicapées sont trois fois plus susceptibles d'être privées de soins de santé que les autres.

L'objectif « zéro discrimination » fait partie intégrante de la vision de l'ONUSIDA. Cette année, l'agence onusienne appelle à « zéro discrimination » dans les établissements de santé. Le droit à la santé est un droit fondamental de l'être humain qui comprend l'accès à des services de soins de santé abordables, rapides et de qualité pour tous, mais la discrimination reste répandue dans ces établissements, créant ainsi un obstacle sérieux à l'accès aux services pour les personnes séropositives.

« Les services des soins de santé devraient être des environnements sûrs et accueillants. Il est inacceptable que la discrimination empêche l'accès aux soins », a déclaré M. Sidibé. « Eliminer la discrimination dans le secteur des soins de santé est essentiel, et nous devons exiger que cela devienne une réalité ».

Des données de l'Indice de la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH concernant 50 pays montrent qu'une personne sur huit vivant avec le VIH se voit refuser des soins de santé. Environ 60% des pays de l'Union européenne et de l'Espace économique européen indiquent que la stigmatisation et la discrimination parmi les professionnels de la santé restent un obstacle à la fourniture de services adéquats de prévention du VIH pour les hommes ayant des rapports sexuels avec hommes et pour les personnes qui s'injectent des drogues.

 

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