Syrie : l'ONU souhaite une reprise rapide des pourparlers inter-syriens à Genève

1 février 2017

Le Conseil de sécurité de l'ONU et le Secrétaire général de l'Organisation, António Guterres, ont salué la réunion internationale sur la Syrie qui a eu lieu la semaine dernière à Astana, au Kazakhstan, et ont souhaité une reprise rapide des pourparlers inter-syriens à Genève sur une solution politique.

S'exprimant mercredi devant des journalistes lors de sa première conférence de presse à New York depuis son entrée en fonction en janvier, M. Guterres a déclaré que la présence des Nations unies à Astana était essentielle à la reprise des pourparlers à Genève qui est prévue plus tard en février.

« Notre présence à Astana était une nécessité absolue, afin de garantir qu'après Astana nous puissions avoir Genève, où il sera possible de discuter des principaux aspects politiques », a dit le chef de l'ONU.

Les pourparlers d'Astana, les 23 et 24 janvier, ont vu pour la première fois la participation de l'opposition syrienne à des discussions aux côtés de représentants du gouvernement syrien.

La réunion à huis clos, organisée par l'Iran, la Russie et la Turquie, a abouti à un accord sur la manière de surveiller le cessez-le-feu qui a débuté en décembre 2016.

Dans une déclaration à la presse publiée mardi soir après des consultations avec l'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, le Conseil de sécurité s'est également félicité de la réunion d'Astana et des pourparlers entre le gouvernement syrien et les groupes armés d'opposition avec l'implication de M. de Mistura.

Selon les membres du Conseil, la réunion d'Astana a constitué « une étape vers un cessez-le-feu renforcé ». Ils ont souhaité que « cela aboutisse à une nouvelle réduction de ses violations, à un règlement politique et à des efforts de prévention et de répression des activités terroristes par l'Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL, également connu sous le nom de Daech), le Front Al-Nosra et les individus, groupes, entreprises et entités associés ».

Le Conseil de sécurité a également estimé que la réunion d'Astana « constituait une étape importante vers la reprise des négociations inter-syriennes sous les auspices des Nations Unies ». Il a encouragé Staffan de Mistura à convoquer ces négociations le plus tôt possible à Genève et a demandé aux parties syriennes de participer à ces pourparlers de bonne foi et sans conditions préalables.

Mardi, Staffan de Mistura a déclaré avoir proposé au Conseil de sécurité de l'ONU de reporter les pourparlers inter-syriens au 20 février pour donner une chance au cessez-le-feu d'être consolidé.

Les membres du Conseil de sécurité ont noté la nécessité de garantir un accès humanitaire sûr et sans entraves à travers la Syrie, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil.

De son côté, le Haut-Commissaire des Nations pour les réfugiés, Filippo Grandi, a rencontré mardi des déplacés dans la ville de Homs, en Syrie, et a constaté l'immensité et l'urgence des besoins humanitaires et de reconstruction, a indiqué le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« Il est urgent que la paix arrive pour que la reconstruction puisse commencer », a dit M. Grandi, qui a visité à deux projets soutenus et financés par le HCR dans le quartier d'El-Hamedia. « Les gens ont froid, ils n'ont pas de travail et sont sans-abri. Les besoins sont immenses ».

 

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