Centrafrique : face au regain de tension, l'ONU appelle les acteurs non-étatiques à ne pas entraver l'accès humanitaire

25 janvier 2017

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) s'est dit inquiet face aux tensions qui montent à nouveau dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine, laissant craindre une explosion de violence entre groupes armés rivaux dans la ville de Bambari.

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a fait part mercredi de son inquiétude face aux tensions qui montent à nouveau dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine (RCA), laissant craindre une explosion de violence entre groupes armés rivaux dans la ville de Bambari et leurs éventuelles incidences sur la protection des civils.

« Avec une population de 42.000 habitants et abritant plus de 26.000 déplacés, un conflit ouvert à Bambari serait dévastateur pour la population civile », a prévenu dans un communiqué le Coordonnateur humanitaire par intérim en RCA, le Dr Michel Yao.

Située à 385 kilomètres de la capitale du pays Bangui, Bambari a déjà subi les conséquences de plusieurs vagues de violence causées par des groupes armés.

« La probabilité d'un tel conflit laisse entrevoir une fragilisation accrue et dangereuse de la population déplacée dont la vulnérabilité demeure à plusieurs titres une source de préoccupation », a ajouté le Coordonnateur humanitaire.

Dans ce contexte, le Dr. Yao a appelé les groupes armés et tous les acteurs non-étatiques à ne pas perdre de vue l'impact d'un affrontement violent sur la situation déjà délicate des civils. Il les a exhortés à ne pas hypothéquer les acquis des deux dernières années, en termes de réconciliation et de cohésion sociale mais aussi ceux enregistrés dans l'amélioration de la situation humanitaire.

Il a déclaré encourager et soutenir tous les efforts actuels tant du côté de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), de la communauté internationale, que des autorités centrafricaines pour éviter des affrontements pouvant mettre à mal la protection des populations civiles.

Depuis le début du conflit le 21 septembre 2016 dans la ville de Bria (est de la RCA), la préfecture de la Ouaka a enregistré plus de 18.000 nouveaux déplacés. La ville de Bambari accueille à présent 300 nouveaux déplacés provenant des localités situées sur l'axe Bambari-Ippy-Bria. Tous ont besoin d'aide humanitaire. Le Dr Yao a appelé toutes les parties au conflit à assurer aux acteurs humanitaires un accès sans entrave aux groupes vulnérables.

 

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