Mali: l'ONU condamne l'attaque contre des civils et casques bleus dans le centre du pays

7 novembre 2016

Le Conseil de sécurité et le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ont condamné dans les termes les plus forts l'attaque meurtrière qui a eu lieu dimanche au nord de Douentza, dans la région de Mopti, au Mali, qui a coûté la vie à deux civils maliens, tué un casque bleu du Togo et blessé sept autres personnes.

Le Conseil de sécurité et le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ont condamné dans les termes les plus forts l'attaque meurtrière qui a eu lieu dimanche dans le centre du Mali.

Dimanche matin, un convoi logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies dans ce pays (MINUSCA) a été la cible d'une attaque complexe à 45km au nord de Douentza, dans la région de Mopti. Un engin explosif improvisé ou une mine a explosé au passage du convoi suivi de tirs directs par les assaillants. Un casque bleu togolais et deux civils maliens ont péri lors de l'attaque. Sept autres casques bleus togolais ont été blessés doit trois grièvement.

« Le Secrétaire général présente ses sincères condoléances aux familles des défunts ainsi qu'aux gouvernements et aux peuples du Mali et du Togo », a dit dimanche soir son porte-parole dans une déclaration à la presse. « Il souhaite un prompt et complet rétablissement aux casques bleus blessés », a-t-il ajouté.

M. Ban a réitéré que les attaques contre des casques bleus des Nations Unies pourraient constituer des crimes de guerre selon le droit international et a demandé que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice. Les membres du Conseil se sont faits l'écho des propos du Secrétaire général, réaffirmant dans une déclaration que « le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constitue l'une des menaces les plus graves contre la paix et à la sécurité internationales ». Ils ont demandé au Gouvernement du Mali d'ouvrir rapidement une enquête sur ces faits.

Le chef de l'ONU a également rappelé que les attaques perpétrées contre la MINUSMA n'affaibliront pas la détermination de la Mission d'appliquer pleinement son mandat de soutien aux efforts du gouvernement malien, des parties signataires de l'accord de paix et du peuple malien pour parvenir à une paix et une stabilité durables. Les membres du Conseil ont réaffirmé leur plein soutien à la MINUSMA et aux forces françaises qui l'appuient.

« Le Secrétaire général souligne que la paix et la sécurité demeurent la responsabilité primordiale des parties maliennes », a déclaré son porte-parole. « Il les exhorte à continuer d'œuvrer pour l'application intégrale des dispositions de l'accord de paix et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour prévenir de telles attaques contre les civils maliens, les parties signataires et les forces internationales », a-t-il conclu.

Ayant fait part de leur inquiétude face à l'insécurité qui règne au Mali, les membres du Conseil ont en outre souligné qu'il importait que la MINUSMA ait les capacités nécessaires pour s'acquitter de son mandat et assurer la sécurité et la sûreté des soldats de la paix des Nations Unies

 

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