Nigéria : des experts appellent à la réinsertion immédiate des 21 jeunes filles de Chibok libérées

18 octobre 2016

Un groupe d'experts de l'ONU sur les droits humains a salué mardi la libération de 21 jeunes filles de Chibok qui étaient détenues par Boko Haram et a appelé tous les Nigérians à soutenir leur réinsertion immédiate.

« Alors que nous félicitons les autorités nigérianes pour le succès de ces négociations, toutes les institutions, ainsi que les communautés et les familles des jeunes filles libérées, doivent fermement les soutenir dans leur rétablissement et leur réinsertion et les protéger contre la stigmatisation, l'ostracisme et le rejet », ont déclaré la Rapporteuse spéciale sur la vente d'enfants, Maud de Boer-Buquicchio, la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines d'esclavage, Urmila Bhoola, et le Rapporteur spécial sur le droit à la santé, Dainius Puras, dans un communiqué de presse.

« Le chemin vers un rétablissement et une réinsertion complète pourrait se révéler difficile et il est essentiel que leurs familles et leurs communautés, ainsi que la population nigériane soient solidaires avec ces jeunes filles dans les jours, les semaines et les années à venir », ont souligné ces experts, qui ont visité le pays plus tôt cette année.

Ils ont averti que ces jeunes filles « pourraient ne pas être en mesure d'accéder aux services dont elles ont besoin, y compris des services de santé sexuelle et reproductive, des informations sur des remèdes et des modes de subsistance ». Ils ont exhorté tous les niveaux du gouvernement, fédéral, étatique et local, à prendre toutes les mesures nécessaires pour fournir ces services non seulement à ces jeunes filles, mais aussi à tous les individus qui ont été libérés du contrôle de Boko Haram.

Les experts ont souligné que la fourniture de ce type de soutien est non seulement un devoir moral, mais une obligation légale.

« Nous ne devons pas oublier tous les autres enfants et autres victimes, qui continuent de vivre en captivité sous le contrôle de Boko Haram », ont dit ces experts, rappelant que 197 jeunes filles sont toujours portées disparues sur les 276 étudiantes qui ont été enlevées en avril 2014 lors d'un raid dans le village de Chibok, dans le nord-est du Nigéria.

Ils ont demandé au gouvernement de prendre rapidement toutes les mesures nécessaires pour les localiser, assurer leur retour en toute sécurité et leur fournir une assistance et une protection adéquate. Ils ont aussi souligné que le Nigéria devait faire en sorte que les auteurs de ce crime rendent des comptes, tout en respectant les normes internationales des droits humains.

 

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