L'ONU déterminée à lutter contre l'exploitation et les abus sexuels commis par des travailleurs humanitaires

29 septembre 2016

L'ONU et ses partenaires de la communauté humanitaire ont réitéré jeudi leur détermination à lutter contre l'exploitation et les abus sexuels commis par des travailleurs humanitaires, lors d'une réunion au siège de l'Organisation à New York.

« L'exploitation sexuelle et les abus commis par des travailleurs humanitaires compromettent l'intégrité du travail humanitaire, causant un préjudice important aux personnes quand elles sont dans une situation très vulnérable. Éradiquer ces actes constitue un élément essentiel de notre responsabilité envers les personnes affectées. Ne pas s'attaquer à ce problème rapidement et de manière décisive érode la confiance des communautés que nous servons », a souligné l'Organisation internationale des migrations (OIM) dans un communiqué de presse.

Le Directeur général de l'OIM, William Lacy Swing, a participé à cette réunion, ainsi que des responsables du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), de l'Union européenne et de l'organisation non gouvernementale Save the Children.

La réunion a été l'occasion de présenter un « Guide des meilleures pratiques » pour affronter l'exploitation et les abus sexuels commis par les travailleurs humanitaires.

« Au cours des dernières années, la communauté humanitaire a pris des mesures positives pour prévenir et lutter contre l'exploitation et les abus sexuels », a souligné l'OIM dans son communiqué de presse. Cela inclut un projet commun pour répondre au besoin de conseils sur la création de mécanismes de plaintes dans les situations humanitaires, qui soit sans danger, efficace et durable.

En étroite coopération avec le HCR et Save the Children, l'OIM a coordonné un projet pilote qui a établi des mécanismes de plaintes au niveau communautaire en Ethiopie et en République démocratique du Congo (RDC). Les leçons tirées de ces projets pilotes ont été utilisées pour développer ce « Guide des meilleures pratiques » et les « Procédures mondiales de fonctionnement standard ».

Selon l'OIM, ces outils aideront les coordonnateurs humanitaires à mettre en place une prévention de l'exploitation et des abus sexuels et des systèmes d'intervention dans les situations humanitaires.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

ENTRETIEN : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons » pour empêcher l'exploitation et les abus sexuels – Jane Holl Lute

L’Organisation des Nations Unies s’est dotée d’une politique de « tolérance zéro » à l'égard des abus sexuels commis par des membres de son personnel.Cette question a acquis une telle importance pour l’Organisation et son Secrétaire général, Ban Ki-moon, que ce dernier a créé plus tôt cette année un poste de Coordonnatrice spéciale pour l’amélioration de la réponse de l’ONU à l’exploitation et aux abus sexuels, qu’il a confié à Jane Holl Lute, des États-Unis.