Une nouvelle base de données de l'AIEA souligne les disparités mondiales dans l'accès au traitement du cancer

28 septembre 2016

Un nouveau répertoire mondial des centres de radiothérapie, publié mercredi par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), montre que la plupart des installations de radiothérapie se trouvent dans des pays à revenu élevé et qu'au moins 36 pays ne disposent pas de tels équipements pour traiter le cancer.

Le nouveau répertoire, appelé Directory of Radiotherapy Centres (DIRAC)

, est la base de données la plus complète sur les infrastructures de radiothérapie dans le monde, selon un communiqué de l'AIEA qui organise actuellement sa Conférence générale à Vienne. Construite à partir d'informations recueillies dans 141 pays, la base de données mise à jour recense les centres où les cas de cancers peuvent être traités et attire l'attention sur les lieux où les patients disposent de peu ou d'aucun accès à un traitement.

Le nouveau portail du répertoire DIRAC a été redessiné afin de rendre son utilisation plus facile et fournir des données intégrées avec de meilleures comparaisons entre les pays et les régions.

« Les professionnels du monde entier comptent sur DIRAC et demandent des informations tous les jours. C'est un outil puissant pour planifier des services de radiothérapie et plaider en faveur d'un meilleur accès au traitement du cancer dans les pays en développement », a déclaré la chef du laboratoire de dosimétrie de l'AIEA en charge de DIRAC, Joanna Izewska. « Nos données montrent que, malgré les efforts déployés pour améliorer la situation au cours des dernières décennies, beaucoup reste encore à faire pour assurer un accès adéquat aux soins de cancer », a-t-elle souligné.

Un rapport publié en 2015 par la revue médicale Lancet Oncology, estime que 50% à 60% des patients atteints d'un cancer auront besoin d'une radiothérapie à un moment donné pendant leur traitement. Le répertoire DIRAC met en lumière les besoins actuels et futurs en matière de soins du cancer, notamment la nécessité de fournir des milliers de machines de radiothérapie supplémentaires ainsi qu'une formation importante du personnel afin de couvrir l'écart actuel dans l'accès aux traitements dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Par ailleurs, la base de données répertorie plus de 300 machines de radiothérapie de plus de 30 ans qui ont besoin d'être remplacées.

Les données du répertoire DIRAC sont dérivées des services d'audit de dosimétrie de l'AIEA opérés avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'autres réseaux d'audit, et ont été recueillies auprès de centres de radiothérapie, de bases de données nationales et des industriels. La base de données contient des informations sur les machines de radiothérapie, les sources de rayonnement, le personnel des centres de radiothérapie, et sur le type et l'âge de l'équipement. L'AIEA recueille des données sur les centres de radiothérapie depuis 1959.

 

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