Le Burkina Faso souligne son engagement résolu à consolider la démocratie chez lui et en Afrique

22 septembre 2016

Devant l'Assemblée générale des Nations Unies, le Président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a affirmé que son pays avait renoué avec « les valeurs cardinales qui fondent la démocratie et l'état de droit » et a appelé à soutenir les efforts en faveur de la « recherche de la paix et de l'enracinement de la démocratie en Afrique ».

« Le développement durable n'a jamais figuré en aussi bonne place dans l'agenda des priorités de la communauté internationale », a déclaré le premier Président burkinabé démocratiquement élu depuis 1978, précisant que le Plan national de développement économique et social (PNDES) adopté par son gouvernement pour la période 2016-2020 s'inscrit dans la lignée du Programme de développement durable à l'horizon 2030. « Nous savons pouvoir compter sur la solidarité agissante de tous, qui en soutien aux efforts propres de l'Etat burkinabé, permettra de consolider les bases d'un véritables développement durable, gages de paix, de sécurité et de stabilité de notre pays », a-t-il ajouté.

« Le Burkina Faso salue le Plan d'action contre l'extrémisme violent du Secrétaire général adopté le 15 janvier 2016 et appelle à la finalisation urgente et l'adoption du projet de convention générale sur le terrorisme », a dit M. Kaboré pour qui le terrorisme international et l'extrémisme violent se sont imposés comme des « menaces majeures de notre temps ».

Selon le Président burkinabé, l'efficacité de la lutte contre ces menaces dépendra de la capacité de la communauté internationale à s'inscrire dans une logique de partenariat, de mutualisation des efforts, d'échanges de renseignements dans le cadre d'une « coalition mondiale, cohérente et solide ».

« La paix, la sécurité et le développement sont indissociables », a rappelé M. Kaboré. « L'Afrique s'est inscrite dans une dynamique de recherche de la paix et d'enracinement de la démocratie ».

Le chef de l'Etat burkinabé considère que la situation sécuritaire dans le nord du Mali, au Soudan du Sud et en Somalie mérite toute l'attention de la communauté internationale « afin que ces pays puissent clore définitivement le chapitre des violences des conflits et des crises qui plombent leur ancrage institutionnel et leurs efforts de développement ».

Dans le domaine de la santé, M. Kaboré a rappelé que la lutte contre le VIH/sida doit rester d'actualité alertant que les risques de résurgences sont énormes en raison de la croissance démographique rapide de la frange jeune de la population. « La volonté du Burkina Faso de mettre définitivement un terme à ce fléau d'ici 2030 reste ferme », a-t-il assuré indiquant que son pays avait adopté un Cadre stratégique national de lutte contre le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles.

Le Président du Burkina Faso a conclu en appelant la communauté internationale à engager une « réforme responsable et équilibrée de l'ONU pour un ordre international plus juste, plus équitable et plus viable ». Faisant référence au Conseil de sécurité, il a réitéré la position africaine « qui n'a pour objectif que la réparation d'une injustice historique vis-à-vis de l'Afrique ».

 

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