L'autonomisation économique des femmes est cruciale pour éradiquer la pauvreté, selon l'ONU

22 septembre 2016

L'autonomisation économique des femmes est cruciale pour éradiquer la pauvreté et réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) à l'horizon 2030, selon les conclusions d'un rapport présenté jeudi par un groupe de haut niveau dédié à cette question.

Le rapport, qui a été remis au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors d'une réunion en marge du débat général de l'Assemblée générale des Nations Unies, attire notamment l'attention sur le travail et les soins non rémunérés exercés par beaucoup de femmes et qui sont l'un principaux obstacles à leur autonomisation économique.

« Combler l'écart salarial entre les femmes et les hommes et rechercher des solutions pour le travail non rémunéré effectué par des millions de femmes et de filles aura un impact énorme sur la capacité des femmes à changer leur vie, surtout les plus pauvres », a déclaré la Directrice exécutive de l'agence onusienne ONU-Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka.

« Avec de l'argent en poche et un contrôle accru sur leur propre temps et leurs ressources, les femmes peuvent prendre des décisions sur la façon de rendre leur vie et celle de leurs enfants meilleures et plus sûres », a-t-elle ajouté. « Il est temps, pour nous, et pour le monde, de mettre l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes au centre des changements auxquels nous aspirons tous, et d'avoir un réel impact sur la pauvreté ».

Le rapport présenté jeudi met en évidence sept principaux facteurs pour déverrouiller le potentiel des femmes à participer pleinement à l'économie et atteindre l'indépendance financière : lutter contre les normes défavorables et promouvoir des modèles positifs ; assurer la protection juridique et la réforme des lois et règlements discriminatoires ; reconnaître, réduire et redistribuer le travail et les soins non rémunérés ; développer des outils financiers, immobiliers et numériques ; changer la culture et la pratique des entreprises, améliorer les pratiques du secteur public en matière d'emploi et d'acquisition, et renforcer la visibilité, la voix collective et la représentation.

Le Groupe de haut niveau pour l'autonomisation économique des femmes, qui a été créé par le Secrétaire général de l'ONU en janvier 2016, comprend des représentants de gouvernements, du secteur privé, de syndicats, de banques, d'organisations de la société civile et d'organisations multilatérales, comme l'ONU-Femmes.

Des études ont montré que les femmes investissent leurs revenus dans leurs familles et leurs communautés, y compris en matière de santé et d'éducation. Selon l'Institut McKinsey Global, si les femmes dans tous les pays jouaient un rôle identique aux hommes dans le domaine économique, ce sont 28.000 milliards de dollars qui seraient ajoutés à l'économie mondiale d'ici à 2025.

« L'égalité des sexes reste l'un des plus grands défis en matière de droits humains de notre époque », a dit Ban Ki-moon au moment de la présentation du rapport. « Je suis persuadé que d'ici à 2030 cette planète sera une 'planète 50-50'. Faisons des efforts pour y arriver. Une façon de réaliser cet objectif est de le faire grâce à l'autonomisation économique des femmes ».

 

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