La France appelle à agir en faveur du climat, de l'Afrique et de la Syrie

20 septembre 2016

Au premier jour du débat général de l'Assemblée générale de l'ONU, le Président de la France, François Hollande, a lancé trois appels en faveur de l'Accord de Paris sur le changement climatique, du continent africain et de la Syrie.

M. Hollande a appelé tous les pays à mettre en œuvre le plus vite possible « l'Accord historique de Paris » sur le changement climatique adopté l'an dernier et à accélérer leur processus de ratification afin que tout soit conclu avant la fin de l'année.

« Il n'y a pas de temps à perdre », a-t-il déclaré rappelant que l'accord, signé par 175 pays, n'entrera en vigueur que s'il est ratifié par au moins 55 Etats représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre. « La COP21 a été la conférence des décisions. La COP22 et Marrakech sera celle des solutions », a-t-il dit.

Devant l'Assemblée générale, le Président français a également lancé un appel pour l'Afrique qu'il a qualifié de « grand continent plein de promesses qui est menacé par le réchauffement, les migrations, les conflits et le terrorisme ».

Il a proposé un « Agenda 2020 pour l'Afrique » qui doit permettre à tous les Africains d'accéder à l'électricité rappelant que deux tiers des habitants du continent en sont privés. « L'enjeu, c'est de répondre aux besoins de 15% de la population mondiale, permettre aux pays africains de bénéficier d'un potentiel immense et de réduire les migrations », a-t-il précisé.

Le chef de l'Etat français a également rappelé que l'Afrique ne pourra se développer si sa sécurité n'est pas garantie. « Au Mali, la décision que j'ai prise en janvier 2013 avec nos alliés africains a évité que les organisations terroristes ne prennent le contrôle d'un Etat tout entier. C'est la stabilité de l'ensemble de la région qui était en jeu », a-t-il expliqué.

M. Hollande a indiqué que la menace actuelle est constituée principalement par Boko Haram et des organisations liées à Al Qaida ou à Daech et que face à ce fléau, les pays de l'Afrique de l'Ouest, du Sahel et du Lac Tchad peuvent compter sur la France.

« Nous sommes à leurs côtés, nous les formons, nous les entraînons, nous leur donnons un appui dans tous les domaines, dont celui, essentiel, du renseignement. Nous les soutenons dans leur combat contre le terrorisme » a-t-il déclaré donnant pour exemple le soutien apporté à la force multinationale mixte mise en place par le Nigéria, le Tchad, le Niger, le Bénin et le Cameroun. « Ces actions, nous devons les amplifier avec les Nations Unies et l'Union africaine mais la sécurité des Africains doit venir des Etats africains eux-mêmes », a-t-il précisé.

Le Président français a aussi appelé à agir en Syrie où le conflit a fait 400.000 morts. « La tragédie syrienne sera, devant l'Histoire, la honte de cette Assemblée si nous n'y mettons pas fin maintenant », a-t-il ajouté.

Pour M. Hollande, le régime syrien est coupable de son échec et ses soutiens étrangers doivent le forcer à la paix, « sinon ils porteront avec lui la responsabilité de la partition et du chaos ».

« Le Conseil de sécurité ne doit pas devenir le théâtre d'un jeu de dupes ou ceux qui l'ont empêché d'agir depuis cinq ans prétendent aujourd'hui l'utiliser pour soutenir le régime », a déclaré le Président français qui a énoncé les quatre exigences de son pays : imposer le cessez-le-feu, exiger l'acheminement immédiat et sans conditions de l'aide humanitaire vers Alep et les autres villes syriennes, permettre la reprise des négociations politiques selon les principes de la transition actés dès 2012, et dénoncer et sanctionner le recours aux armes chimiques.

 

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