Le comité régional de l'OMS pour l'Afrique adopte un nouveau programme de lutte contre le paludisme

22 août 2016

Les 47 Etats membres du comité régional de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'Afrique ont adopté ce weekend un nouveau programme de lutte contre le paludisme, comprenant un certain nombre de mesures à mettre en œuvre pour débarrasser le continent de cette maladie.

« Le paludisme n'est plus la principale cause de décès chez les enfants en Afrique sub-saharienne », explique la Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Matshidiso Moeti. « Nous avons fait des progrès substantiels dans la lutte contre le paludisme dans notre région. Depuis 2000, les taux de mortalité dû au paludisme ont chuté de 66%, se traduisant par 6,2 millions de vies sauvées, la grande majorité d'entre elles étant des enfants ».

Entre 2000 et 2015, le nombre de cas de paludisme et de décès dans la Région africaine a diminué de 42% et 66%, respectivement. Cependant, en dépit des progrès importants réalisés, le paludisme continue d'être un problème majeur de santé et de développement dans la région.

À l'échelle mondiale, l'Afrique est la plus touchée, avec environ 190 millions de cas (89% du total mondial) et 400.000 décès (91% du total mondial) rien qu'en 2015. En outre, plus de 800 millions de personnes dans cette région sont encore menacées par le paludisme.

« En 2015, deux foyers sur trois en Afrique disposaient de leur propre moustiquaire imprégnée d'insecticide, contre seulement 2% en 2000 », explique la Directrice régionale. « De plus en plus d'enfants arrivent à dormir sous une moustiquaire, et nous devons continuer à investir dans le changement de comportements des gens ».

En outre, de plus en plus de gens suspectés d'avoir le paludisme se font tester avant de recevoir un traitement. En 2014, 65% des cas suspects de paludisme ont été testés avant traitement contre 41% en 2010.

Certains des principaux défis dans la lutte contre le paludisme comprennent les lacunes dans l'accès aux méthodes de prévention disponibles, le nombre limité d'interventions disponibles et une résistance croissante aux médicaments et aux insecticides.

En outre, la faiblesse des systèmes de santé présentent un risque très élevé pour le contrôle du paludisme et son élimination. Au cours de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest en 2014, les gains obtenus dans la lutte contre le paludisme ont été perdus dans les pays gravement touchés, le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée.

Selon l'OMS, sur la base d'une population risquant de contracter le paludisme estimée à environ 830 millions de personnes, environ 66 milliards de dollars seront nécessaires pour éliminer la maladie du continent africain d'ici 2030.

 

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