Une solution permanente et durable est essentielle pour les réfugiés sur l'île de Manus, selon l'UNICEF

18 août 2016

Le Bureau du Fond des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) en Australie a exhorté mercredi le Ministre australien de l'immigration et de la protection des frontières, Peter Dutton, à envisager sérieusement des options de réinstallation dans des pays tiers crédibles et équipés pour répondre aux besoins complexes des réfugiés et de leurs familles actuellement retenus sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

L'appel de l'UNICEF en Australie fait suite à des informations indiquant la conclusion d'un accord entre l'Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée sur la fermeture du centre de détention de l'île de Manus.

Le système de détention offshore mis en place par l'Australie "a créé des conditions dans lesquelles des personnes déjà vulnérables sont confrontées à des risques de dangers plus importants. Des informations alarmantes faisant état de violences graves et d'automutilations sont fréquentes. Le gouvernement australien a l'occasion de prendre pleinement en considération les options durables qui accordent dûment la priorité au bien-être de ce groupe de 850 personnes, dont certaines sont arrivées sur l'île en tant qu'enfants », a déclaré Nicole Breeze, Directrice de la politique et du plaidoyer au bureau de l'UNICEF en Australie, dans un communiqué de presse.

« C'est ce qui va se passer après qui importe pour ce groupe, qui a passé de longues périodes en détention. Les contraindre à s'installer dans la communauté de Papouasie-Nouvelle-Guinée ou les déplacer à Nauru ne ferait que déplacer la crise », a souligné Mme Breeze.

Au cours des trois dernières années, le Bureau de l'UNICEF en Australie a exprimé de sérieuses préoccupations concernant la sécurité des enfants non accompagnés qui étaient retenus dans le centre régional sur l'île de Manus.

« Un certain nombre de garçons sont arrivés à Manus sans leurs parents ou leurs familles et ont grandi dans un cadre institutionnalisé dangereux entourés par des adultes en très grande en difficulté », a précisé Mme Breed. « Ces enfants sont devenus adultes dans les conditions les plus difficiles qu'on puisse imaginer ».

« Le Bureau de l'UNICEF en Australie comprend les défis auxquels sont confrontés à la fois les réfugiés et les gouvernements qui cherchent à les aider. Nous nous réjouissons à l'idée de poursuivre avec le gouvernement un partenariat constructif qui cherche à trouver le meilleur résultat possible pour les enfants et les familles sur l'île de Manus et à Nauru », a conclu Mme Breeze.

 

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