La détention des enfants réfugiés est en baisse dans 12 pays étudiés, selon le HCR

18 août 2016

Selon deux rapports publiés jeudi par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 12 pays, participant à une stratégie pour mettre fin à la détention de demandeurs d'asile et de réfugiés, ont réalisé des progrès importants visant à cesser la détention des enfants ces deux dernières années.

La stratégie a été lancée par le HCR il y a deux ans pour aider les gouvernements à régler ce problème important. En partenariat avec les États et les organisations de la société civile, elle a été mise en œuvre au Canada, en Hongrie, en Indonésie, en Israël, en Lituanie, en Malaisie, à Malte, au Mexique, en Thaïlande, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Zambie.

« Trop de réfugiés et de demandeurs d'asile, y compris des enfants, sont forcés de rester dans des centres de détention; alors qu'ils devraient se trouver dans un environnement où ils peuvent obtenir des informations et un soutien, où leur intimité peut être préservée et où ils peuvent exercer leurs droits légaux », a déclaré le Haut-Commissaire assistant du HCR en charge de la protection, Volker Türk, ajoutant que les demandeurs d'asile et les réfugiés représentaient 17% de toutes les personnes détenues pour des raisons liées à l'immigration en 2015 dans les 12 pays, contre 12% en 2013.

« Cette stratégie est une étape importante pour mettre fin à l'utilisation contre-productive de la détention et nous nous félicitons des progrès encourageants réalisés ces deux dernières années », a ajouté M. Türk, en soulignant toutefois que davantage doit être fait par les gouvernements et les autres parties prenantes dans les années à venir.

Les deux rapports du HCR font état de progrès encourageants pour mettre fin à la détention des enfants soulignant des améliorations dans l'adoption de lois et de politiques en matière de protection visant à limiter ou à exclure la détention des enfants ; le traitement en priorité des demandes d'asile déposées par des enfants ; un accès accru à des informations appropriées selon l'âge dans un format adapté aux enfants ; et une attention accrue au processus de nomination de tuteurs qualifiés.

Ces mesures ont contribué, pour 2015, à une diminution globale de 14% du nombre total d'enfants détenus à travers les 12 pays par rapport à 2014, lorsque tous les pays détenaient des enfants pour des raisons liées à l'immigration.

Les rapports précisent toutefois que les progrès sont modérés et que les résultats sont plus nuancés en ce qui concerne les deux autres objectifs de cette stratégie : assurer que des alternatives à la détention soient disponibles dans la législation puis effectivement mises en œuvre; et lorsque la détention est nécessaire et inévitable, assurer que les conditions de détention soient conformes aux normes internationales.

Des demandeurs d'asile et des réfugiés demeurent toujours confrontés au risque d'une détention de durée indéfinie dans un tiers des pays cibles, en raison de l'absence dans le droit d'un délai maximal de détention. Dans la plupart des pays cibles, les fonctionnaires continuent de n'envisager que rarement, voire jamais, des alternatives pour chaque cas avant la détention.

Les 12 pays étudiés dans ces rapports ont été choisis en fonction de plusieurs critères, y compris la diversité régionale et thématique, la taille et l'importance du problème, ainsi que les perspectives de progrès dans la période de mise en œuvre initiale.

 

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