Syrie : les organisations humanitaires prêtes à intervenir à Alep dès la cessation des combats, selon l'ONU

4 août 2016

L'Envoyé spécial adjoint des Nations Unies pour la Syrie, Ramzy Ezzeldin Ramzy, a indiqué jeudi que les Nations Unies étaient actuellement en discussions intensives avec la Russie et le Gouvernement de la Syrie pour faire en sorte que la population civile à Alep soit protégée et que les normes du droit international humanitaire soient respectées lors de toute opération d'assistance humanitaire.

« La situation humanitaire doit s'améliorer. Très peu a été accompli au cours du mois de juillet, principalement en raison de l'intensification des activités militaires. Voilà pourquoi nous attachons une grande importance aux discussions entre la Russie et les Etats-Unis, les co-présidents du Groupe sur cette question », a déclaré M. Ramzy lors d'un point de presse suite à une réunion à Genève du groupe de travail humanitaire du Groupe international de soutien à la Syrie.

Lors de cette même rencontre avec les journalistes, le Conseiller spécial de l'Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Jan Egeland, a ajouté que « des pauses humanitaires et une fin temporaire des combats font aujourd'hui, plus que jamais cruellement défaut à la ville d'Alep ».

« Nous sommes prêts, capables et déterminés à y aller, s'il y a des pauses dans les combats. Nous avons été très clairs auprès des parties, y compris envers la Russie après sa proposition de couloirs humanitaires, sur ce qui est nécessaire pour que nous soyons en mesure d'y aller, et il y a actuellement une intense activité diplomatique afin de permettre une telle opération », a précisé M. Egeland. « Nous sommes prêts à y aller dès que nous aurons une trêve humanitaire ».

La situation humanitaire reste problématique pour une grande partie de la population syrienne. « Nous avions espéré atteindre 1,2 million de personnes dans les zones assiégées et difficiles d'accès touchées par les affrontements en juillet. Nous avons signalé au groupe de travail humanitaire que nous avons seulement atteint 40% des personnes concernées, et il est vraiment navrant pour les travailleurs humanitaires qui sont prêts avec du ravitaillement, des camions et du personnel disposés à risquer beaucoup, que nous ayons été empêchés d'atteindre les 60% restants en raison de la poursuite des combats », a déclaré le Conseiller spécial.

M. Ramzy a par ailleurs réitéré l'engagement des Nations Unies à tenir les pourparlers intra-syriens à la fin du mois d'août. « Pour que ces pourparlers soient fructueux, la cessation des hostilités doit être respectée et renforcée », a ajouté l'Envoyé spécial adjoint.

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