Bahreïn : Ban Ki-moon s'inquiète de la tendance actuelle à museler l'opposition

16 juin 2016

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré jeudi préoccupé par les mesures récemment prises par les autorités de Bahreïn dans le but de museler l'opposition politique du pays.

« Ces actes comprennent la dissolution d'Al Wefaq, le plus grand groupe politique d'opposition ; l'arrestation, une nouvelle fois, du défenseur des droits de l'homme et fondateur du Centre de Bahreïn pour les droits de l'homme, Nabil Rajab ; et l'allongement de la peine d'emprisonnement du Cheikh Ali Salman, d'Al Wefaq », a précisé le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse.

Le Secrétaire général s'est également dit consterné par les rapports suggérant que des défenseurs et militants des droits de l'homme à Bahreïn ont été « intimidés et même privés de leur citoyenneté » pour avoir entrepris des activités pacifiques visant à promouvoir les droits de l'homme, ainsi que pour avoir « exercé légitimement leurs droits à la liberté d'expression et d'association ».

Le chef de l'ONU s'est inquiété du fait que les mesures prises contre l'opposition risquaient de saper les réformes entreprises par le Roi Hamad ibn Isa Al Khalifa et de réduire les chances d'instaurer un « dialogue national inclusif dans l'intérêt de tous les peuples du Royaume ».

M. Ban s'est dit convaincu que la mise en œuvre effective des recommandations de la Commission d'enquête indépendante de Bahreïn, de l'Examen périodique universel et de l'institution nationale des droits de l'homme engendrerait une amélioration de la situation des droits humains dans le pays et constituerait une « avancée significative pour adresser les préoccupations et griefs de ses citoyens ».

 

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