David Beckham, Ambassadeur itinérant de l'UNICEF, en visite au Swaziland, frappé par la sécheresse

10 juin 2016

L'ancien footballeur David Beckham, Ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), s'est rendu cette semaine au Swaziland pour observer comment le fonds qu'il a créé l'an dernier permet à l'agence onusienne d'aider et de protéger les enfants séropositifs.

Au cours de sa visite, David Beckham a pu entendre et voir comment la pire sécheresse depuis des décennies – qui frappe aujourd'hui de vastes étendues de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe – menace de bouleverser les vies d'enfants et de familles déjà rendues vulnérables par le VIH, a indiqué l'UNICEF dans un communiqué de presse.

Pendant sa visite au Swaziland, le pays ayant les taux d'infection par VIH les plus élevés du monde, David Beckham a rencontré des mères et des enfants vivant avec le VIH dans certaines des habitations les plus pauvres des districts de Lubombo et de Shiselweni.

Il a pu observer comment son fonds, '7: le Fonds de l'UNICEF David Beckham', aide l'agence onusienne à apporter aux enfants les soins et le traitement qui leur sont indispensables et comment il s'est engagé à participer à hauteur de 27% au budget annuel de l'UNICEF Swaziland pour la lutte contre le VIH/sida au cours des trois prochaines années.

« L'année dernière, j'ai lancé mon propre fonds avec l'UNICEF parce que je voulais participer à la construction d'un monde plus sûr pour les enfants. Je me sens très fier d'être au Swaziland pour observer comment l'argent levé par l'intermédiaire du fonds permet aux enfants vulnérables touchés par le VIH/sida de rester en bonne santé et en sécurité », a dit David Beckham.

« Beaucoup des enfants que j'ai rencontrés, certains ayant le même âge que mes propres enfants, ont perdu un de leurs parents voire les deux à cause du sida et vivent à présent eux-mêmes avec le VIH. En tant que père de quatre enfants, il m'a été difficile d'entendre leurs récits sur les difficultés quotidiennes auxquelles ils sont confrontés et que cette sécheresse dévastatrice aggrave encore plus », a-t-il ajouté.

Selon lui, des enfants qui sont déjà vulnérables à cause du VIH sont aujourd'hui menacés par une nouvelle crise qui pourrait avoir un effet dévastateur sur leurs vies. Dans toute l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe, des millions d'enfants risquent de connaître la famine, des pénuries d'eau et la maladie.

« Je m'exprime pour ces enfants afin de m'assurer qu'ils ne sont pas oubliés à un moment où ils ont tellement besoin qu'on les aide. J'en appelle à la communauté internationale pour qu'elle fasse tout son possible pour aider l'UNICEF à faire parvenir à ces enfants la nourriture, les médicaments et l'eau potable qui leur sont si indispensables », a-t-il dit.

Une série de chocs climatiques en 2014 et 2015 a ruiné les récoltes et épuisé les sources d'eau, un des phénomènes météorologiques liés à El Niño les plus puissants en cinquante ans ayant aggravé la sécheresse dans tout le pays. L'ampleur de la crise actuelle est sans précédent, des crises alimentaires se produisant parallèlement dans dix pays de la région et touchant quelque 26 millions d'enfants.

L'UNICEF collabore actuellement avec les gouvernements et ses partenaires de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe pour diminuer l'impact de la sécheresse et pour apporter l'aide humanitaire indispensable mais a de toute urgence besoin de 226 millions de dollars pour 2016. Actuellement, l'aide humanitaire ne progresse pas au même rythme que les gigantesques besoins des enfants, les appels pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe n'étant financés qu'à concurrence de moins de la moitié du niveau souhaité.

« Cette sécheresse – la pire en trente-cinq ans – est en train d'accroître les vulnérabilités pour les enfants de toute la région et met en péril des milliers de vies et de modes de vies », a déclaré Leila Gharagozloo-Pakkala, Directrice régionale à l'UNICEF pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe. « Ceci est particulièrement évident dans les communautés touchées par le VIH en Afrique australe, l'épicentre mondial de la pandémie de sida. Les personnes vivant avec le VIH sont extrêmement vulnérables à l'insécurité alimentaire, à la malnutrition et aux chocs touchant leurs revenus ».

« Si nous voulons protéger les progrès importants que nous avons réalisés dans la prévention et le traitement du VIH dans la région, alors il est impératif que la communauté internationale se manifeste pour limiter les effets que cette sécheresse permanente est en train d'avoir sur de nombreux enfants et familles du continent », a-t-elle ajouté.

 

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