Une réunion régionale au Paraguay vise à contribuer aux efforts globaux de prévention des catastrophes

7 juin 2016

Les Nations Unies cherchent à réduire considérablement le nombre de personnes touchées par des catastrophes à travers le monde alors que l'an dernier ce chiffre a atteint 100 millions, dont 50 millions de personnes affectées par la sécheresse.

Selon des chiffres du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), près de 23.000 personnes sont mortes dans 346 catastrophes majeures en 2015.

Cela inclut plus de 8.800 personnes qui ont péri dans le tremblement de terre qui a frappé le Népal en avril.

Des experts se réunissent à Asuncion, la capitale du Paraguay, les 8 et 9 juin pour discuter de la façon de réduire les risques de catastrophes dans les Amériques et examiner comment le 'Cadre de Sendai pour la prévention des catastrophes' peut être mieux mis en œuvre.

Cette réunion de haut niveau, appelée #SendaiAmericas, est la première rencontre ministérielle de haut niveau sur la mise en œuvre du Cadre de Sendai.

Ce cadre, nommé d'après la ville japonaise où il a été adopté en mars 2015, vise à réduire de manière significative les pertes en vies humaines, en moyens de subsistance et les dommages à l'environnement.

« Lutter contre le risque de catastrophe est le moyen le plus tangible nous permettant de faire une différence dans la vie des personnes vulnérables partout dans le monde. Leur vulnérabilité est en hausse à cause du changement climatique, de la croissance démographique et parce que les pays n'intègrent pas le risque dans les choix qu'ils font en matière d'investissements », a déclaré Robert Glasser, qui dirige l'UNISDR et doit assister à la réunion.

Lors de cette réunion, des experts doivent discuter de leurs propres expériences et examiner des stratégies pour réduire les risques de catastrophes et les décès inévitables qui les accompagnent.

En 2004, un ouragan de catégorie trois, connu sous le nom de Charley, a ainsi causé des ravages à Cuba.

Les autorités cubaines ont décidé de réduire le risque de futurs événements météorologiques extrêmes en déplaçant les gens loin des zones côtières vulnérables, a expliqué Jose Rubiera, le Directeur du Centre national des prévisions à Cuba. « Il s'agit d'empêcher la reproduction de la vulnérabilité », a-t-il dit.

Quand une catastrophe comme un ouragan, des inondations, la sécheresse ou un tremblement de terre frappent, ce sont souvent les personnes les plus pauvres qui sont les plus durement touchés car elles sont les plus vulnérables.

 

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