Cadavres de bébés tigres en Thaïlande : l'ONU réitère l'importance de lutter contre le commerce illicite d'espèces sauvages

3 juin 2016

Après la découverte de 70 cadavres de bébés tigres dans un temple bouddhiste en Thaïlande au début de cette semaine, deux agences des Nations Unies ont rappelé vendredi que cette découverte ne représente qu'une infime partie du commerce illicite d'espèces sauvages.

« Il ne reste qu'environ 4.000 tigres à l'état sauvage », ont souligné le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un communiqué de presse conjoint. « Tant qu'il n'est pas mis fin au commerce illicite des espèces sauvages, nous risquons de voir davantage de situations de ce type ».

Les deux agences onusiennes ont souligné que l'ampleur de ce commerce illicite et la nécessité urgente d'y mettre fin sont la raison pour laquelle l'ONU a récemment lancé la campagne 'Wild for life', qui appelle tout un chacun à s'impliquer dans la lutte contre le trafic des espèces sauvages.

Le PNUE et l'ONUDC ont également noté que la Journée mondiale de l'environnement, qui sera célébrée ce dimanche, a pour thème cette année le commerce illicite des espèces sauvages dans le but de mieux faire connaître ce problème. Les tigres sont l'une des espèces emblématiques de la campagne.

« On estime que le commerce illicite des espèces sauvages génère des milliards de dollars de profits par an pour les criminels dans le monde, y compris le commerce lucratif de certaines parties de tigres en Asie de l'Est et le commerce d'ivoire d'éléphants d'Afrique victimes de braconnage », ont souligné les deux agences. « Cela fragilise notre environnement, nos économies, nos communautés et notre sécurité ».

Le PNUE et l'ONUDC ont également noté que la lutte contre le commerce illicite des espèces sauvages est devenue une priorité mondiale et ont rappelé que l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution en juillet 2015 appelant tous les pays à en faire une infraction pénale.

En outre, la deuxième Assemblée des Nations Unies pour l'environnement (UNEA-2) qui eu lieu à Nairobi, au Kenya, le mois dernier, a réaffirmé la nécessité d'efforts accrus pour lutter contre ce crime à travers des actions concrètes aux niveaux national et international.

« L'action louable des autorités de la Thaïlande, coordonnée par le Département des parcs nationaux, de la faune et de la conservation des plantes, souligne la nécessité d'une vigilance constante des autorités face à la menace posée par les trafiquants », ont dit le PNUE et l'ONUDC.

« Etant donné l'ampleur du marché illicite des espèces sauvages en Asie, il est important que tous les pays s'unissent afin d'éradiquer ces pratiques illicites », ont ajouté les deux agences.

 

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