Sommet des chefs de police de l'ONU : de hauts responsables appellent à renforcer les capacités

3 juin 2016

A l'occasion du premier Sommet des chefs de police de l'ONU, deux hauts responsables de l'Organisation ont appelé vendredi à faire en sorte que la police des Nations Unies (UNPOL) dispose des moyens nécessaires pour accomplir son mandat, à plus forte raison qu'elle sera amenée à jouer un rôle croissant dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

« Partout dans le monde, j'ai pu observer la contribution apportée par nos courageux agents de police pour instaurer l'état de droit et ouvrir la voie à la paix et au développement durable », a déclaré M. Ban dans un message vidéo diffusé à l'ouverture du sommet, qui avait lieu au siège de l'ONU, à New York.

Le Secrétaire général, qui assistait à une conférence ministérielle sur le processus de paix au Moyen-Orient à Paris, en France, a salué les efforts entrepris par les policiers déployés au sein de missions de la paix de l'ONU afin de protéger les communautés, apporter la stabilité et restaurer la confiance.

« De Kaboul à Kinshasa, de Port-au-Prince à Pristina, la police des Nations Unies travaille dans certaines des situations les plus difficiles de la planète », a-t-il ajouté, saluant la tenue de ce sommet comme l'occasion de faire en sorte que l'UNPOL puisse disposer des moyens nécessaires pour remplir ses objectifs.

Un rapport indépendant, commandité par l'ONU et publié mercredi, appelle en effet à repenser le modèle opérationnel actuel de l'UNPOL, qui limite, selon l'étude, la capacité de la Division de la police et des éléments de police de l'ONU à remplir leur mandat.

« Nous avons utilisé un regard extérieur pour analyser en profondeur notre propre Division de la police, qui dirige et a la charge de toutes les polices des Nations Unies », a déclaré dans un discours le Vice-Secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson, à propos du nouveau rapport.

« Nous travaillons maintenant d'arrache-pied pour mettre en œuvre les mesures » préconisées dans le rapport, a-t-il ajouté, mettant l'accent sur le rôle croissant que seront amenés à jouer les éléments de police de l'ONU à mesure que l'Organisation concentre ses efforts sur la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

« Ce sont des secteurs dans lesquels les policiers possèdent une compétence particulière et des avantages comparatifs », a dit M. Eliasson.

Le Vice-Secrétaire général a par ailleurs énuméré un certain nombre de prérequis et qualités essentielles dont devront disposer, selon lui, les policiers des Nations Unies.

« Nos agents doivent être bien préparés, bien équipés et bien entraînés ; ils doivent être des bâtisseurs de capacité ; ils ont besoin de la dernière technologie ; ils doivent avoir accès à des renseignements, des données sur la criminalité et des outils analytiques ; ils doivent être composés de davantage de femmes ; ils doivent être des leaders expérimentés ; et ils ont besoin, en particulier, de nous aider à mettre un terme à l'exploitation et aux abus sexuels », a-t-il ajouté.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Un rapport externe sur la police dans les opérations de paix de l'ONU appelle à changer de paradigme

Si la police des Nations Unies (UNPOL) est progressivement devenue l'un des principaux piliers des opérations de consolidation de la paix de l'Organisation, elle doit désormais repenser son modèle opérationnel pour faire face à cette évolution, indique un nouveau rapport externe, rendu public mercredi au siège de l'ONU, à New York.