L'économie mondiale marquée par une faiblesse persistante, selon l'ONU

12 mai 2016

L'activité économique mondiale reste terne avec peu de perspectives de redressement en 2016, selon un rapport publié jeudi par le Département des Nations Unies des affaires économiques et sociales (DESA).

Selon ce rapport, le produit mondial brut n'augmentera que de 2,4% en 2016, soit le même rythme qu'en 2015, marquant une révision à la baisse de 0,5 point de pourcentage par rapport aux prévisions de l'ONU publiées en décembre 2015.

La faiblesse persistante de la demande globale dans les économies développées reste un frein à la croissance mondiale, tandis que les prix bas des produits de base, les déséquilibres budgétaires croissants et les politiques restrictives ont encore assombri les perspectives pour de nombreuses économies exportatrices de matières premières en Afrique, dans la Communauté des États indépendants et en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Cela a été aggravé par des chocs liés à des phénomènes climatiques, des tensions politiques et d'importantes sorties de capitaux dans de nombreuses régions en développement.

« Le rapport souligne la nécessité d'une politique plus équilibrée pour raviver la croissance mondiale et créer un environnement propice à la réalisation du Programme de développement durable à l'horizon 2030 », a dit le Sous-Secrétaire général des Nations Unies pour le développement économique, Lenni Montiel, à l'occasion de la publication du rapport au siège des Nations Unies à New York.

Côté positif, les émissions mondiales de carbone sont restées stables en 2015, ce qui suggère un découplage potentiel ces émissions et la croissance économique. Les investissements dans les sources d'énergie renouvelable ont atteint un nouveau record en 2015.

La croissance mondiale devrait augmenter légèrement pour atteindre seulement 2,8% en 2017, soit bien en deçà des tendances d'avant la crise. La période prolongée de croissance lente de la productivité et des investissements faibles pèsent sur le potentiel à long terme de l'économie mondiale.

Le rapport avertit que les risques de ralentissement de l'économie mondiale restent élevés. Les grandes économies en développement restent sujettes à la volatilité des flux de capitaux et des pressions sur les taux de change. Une plus grande coordination des politiques entre les pays peut atténuer les effets négatifs et limiter la volatilité des marchés financiers, note le rapport.

À l'avenir, le rapport préconise que les gouvernements utilisent pleinement et efficacement l'espace fiscal disponible, tout en élargissant l'assiette fiscale et en renforçant l'administration fiscale dans de nombreux pays en développement et dans les économies en transition.

 

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