La Commission d'enquête sur la Syrie condamne les récentes attaques contre les civils

11 mai 2016

La Commission internationale indépendante mandatée par les Nations Unies pour enquêter sur la Syrie a fermement condamné mercredi les récentes attaques contre des civils et des infrastructures civiles, en particulier des hôpitaux et des cliniques à Alep et un camp de personnes déplacées à Idlib.

« Des bombardements aériens, ainsi que des tirs de mortiers et de roquettes, sont constamment utilisés dans des attaques délibérées, aveugles et disproportionnées contre des zones où vivent des civils syriens et où ils luttent pour survivre », a noté la Commission d'enquête dans un communiqué de presse publié à Genève.

Elle a souligné que depuis les attaques contre l'hôpital Al-Qods dans le gouvernorat d'Alep le 27 avril, il y a eu plus d'une demi-douzaine d'autres attaques contre des installations médicales dans la région. Des dizaines de civils ont été blessés ou tués dans ces attaques. Au cours des dernières semaines, des marchés, des boulangeries, et une station d'eau ont également été bombardés par voie aérienne.

Le 5 mai, une attaque contre le camp de déplacés de Kamounah à Sarmada, dans le gouvernorat d'Idlib, aurait tué et blessé des dizaines de civils.

« Ce mépris flagrant du droit international humanitaire n'est pas nouveau, mais poursuit la tendance bien établie d'attaquer illégalement des établissements médicaux et du personnel médical, des lieux de refuge, et des infrastructures nécessaires à la vie civile », a déclaré le président de cette commission, Paulo Pinheiro.

A un moment où l'accord de cessation des hostilités s'effiloche de plus en plus, la Commission d'enquête juge primordial que toutes les parties au conflit et les Etats qui cherchent un règlement pacifique exigent que des mesures pour protéger les civils soient prises. La Commission a invité toutes les parties à cesser les attaques illégales contre des zones civiles, en particulier les lieux humanitaires et les sites spécialement protégés en vertu du droit international humanitaire.

« Le non-respect des lois de la guerre doit avoir des conséquences pour les responsables », a dit M. Pinheiro. « Le fait de rendre des comptes doit faire partie du processus de retour à la paix en Syrie. Tant que l'on ne met pas fin à la culture de l'impunité, les civils continueront d'être visés et tués avec brutalité ».

 

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