Ukraine : sur fond de résurgence des combats, l'ONU appelle à une cessation immédiate des hostilités

28 avril 2016

A l'heure où le conflit dans l'est de l'Ukraine entre ce mois-ci dans sa troisième année, le Sous-Secrétaire général de l'ONU aux affaires politiques, Tayé-Brook Zerihoun, a regretté l'escalade récente des combats, appelant les parties à mettre immédiatement un terme aux hostilités, conformément à leurs engagements pris dans le cadre des Accords de Minsk.

« Les combats se poursuivent au quotidien, d'après les rapports, et ont connu une escalade progressive ces dernières semaines, voire ces derniers mois, atteignant des niveaux que l'on n'avait pas observé depuis la phase la plus intense du conflit en août 2014 », a regretté M. Zerihoun.

Le Sous-Secrétaire général a appelé les parties à cesser immédiatement les hostilités et à mettre en œuvre de bonne foi leurs engagements pris dans le cadre des Accords de Minsk, le 12 février 2015, ainsi que, plus récemment, au sein du Groupe de contact trilatéral et de son Groupe de travail sur la sécurité.

« Le nombre total des victimes du conflit continue d'augmenter », a par ailleurs déploré M. Zerihoun, rappelant que depuis le début du conflit, à la mi-avril 2014, 9.333 personnes ont été tuées et 21.396 autres blessées dans les combats.

Bien que certaines des victimes civiles les plus récentes aient été causées par des bombardements aveugles, la plupart d'entre elles sont liées à des mines, des pièges et des restes explosifs de guerre, a-t-il ajouté, soulignant le besoin urgent d'effectuer de vastes opérations de déminage de part et d'autre de la 'ligne de contact'.

Le Sous-Secrétaire général a par ailleurs appelé les parties à cesser toute entrave à la circulation de la Mission spéciale d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), conformément aux Accords de Minsk. Bien que ces restrictions soient imposées de part et d'autre de la 'ligne de contact', elles ont principalement lieu dans les zones sous le contrôle des rebelles, a-t-il souligné, appelant également les parties à mettre fin à tout effort visant à harceler, intimider ou exercer des violences contre la Mission.

« Très clairement, une amélioration de la situation sécuritaire semble essentielle pour créer un environnement propice à l'accomplissement de progrès dans la sphère politique », a déclaré M. Zerihoun.

Un apaisement sur le plan sécuritaire, a-t-il dit, permettrait notamment de faire aboutir les négociations en cours pour organiser des élections qui soient conformes à la loi ukrainienne et aux standards internationaux en la matière dans les zones sous le contrôle des rebelles, à Donetsk et Louhansk.

 

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