La responsable d'ONU Femmes et le Premier ministre canadien veulent dynamiser la lutte pour l'égalité des sexes

16 mars 2016

Au cours d'une conversation sur la façon de parvenir dans les faits à l'égalité des sexes, le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et la Directrice exécutive d'ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, ont souligné que cet objectif doit mobiliser l'ensemble de la société, et pas uniquement les femmes.

« Nous avons essayé beaucoup de choses. Nous savons ce qui fonctionne, nous savons ce qui ne fonctionne pas, nous savons où nous devons aller et il est maintenant temps d'agir », a déclaré la Directrice exécutive d'ONU Femmes, l'entité des Nations Unies chargée de promouvoir les droits des femmes, lors d'un évènement organisé au Siège de l'ONU, à New York.

Cet évènement avait lieu en marge de la 60ème session de la Commission de la condition de la femme, un rendez-vous annuel d'une durée de deux semaines à New York. Des milliers de femmes représentant des centaines d'organisations non gouvernementales sont venues participer depuis le début de la semaine à cette session 2016 de la Commission, qui cette année met l'accent sur le lien entre l'autonomisation des femmes et le développement durable.

Dans ce contexte, des centaines de participants se sont également rendus à l'événement de haut niveau auquel participaient Mme Mlambo-Ngcuka et M. Trudeau, dans le cadre d'un panel de discussion sur l'égalité des salaires animé par la journaliste américain d'ABC News New York, Sade Baderinwa.

Déplorant le fait que seules 22% des parlementaires dans le monde sont des femmes, Mme Mlambo-Ngcuka a déclaré à cette occasion qu'une plus grande collaboration entre l'ONU Femmes et des gouvernants tels que M. Trudeau permettrait d'aider plus de femmes à accéder à des postes de direction.

« Ceux qui ont une autorité et le pouvoir doivent tout particulièrement mener ce combat. Le Premier ministre [M. Trudeau] a été en mesure de nommer un cabinet 50-50. S'il n'est pas en son pouvoir d'avoir un Parlement représentatif [pour les femmes], il a en revanche le pouvoir de nommer un cabinet qui l'est. De la même façon, les dirigeants doivent utiliser l'autorité dont ils disposent », a déclaré Mme Mlambo-Ngcuka.

« Je vais continuer à dire haut et fort que je suis un féministe, jusqu'à que ce commentaire donne lieu à un haussement d'épaule », a de son côté déclaré M. Trudeau. « Pourquoi [est-ce que] chaque fois que je dis que je suis un féministe 'twitter' explose et les médias s'en saisissent ? Cela ne devrait causer aucune réaction. Cela signifie simplement que je crois en l'égalité des hommes et des femmes, et que nous avons encore énormément de travail à faire pour y parvenir », a ajouté le Premier ministre canadien.

M. Trudeau a précisé à l'auditoire que son engagement en faveur de l'égalité des sexes provient de la façon dont il a été élevé à la fois par son père, qui a toujours fait preuve d'un « profond respect pour les droits et libertés fondamentales », et par sa mère, qui est devenue une militante sur les questions de santé mentale et des droits des femmes.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est quant à lui entretenu personnellement durant cette journée avec le Premier ministre du Canada, dont il s'agissait de la première visite au siège des Nations Unies, à New York.

D'après un compte rendu de l'entretien entre les deux hommes, publié par l'ONU, le Secrétaire général a salué à cette occasion le rôle très positif du Canada dans les affaires internationales.

Le Secrétaire général et le Premier ministre ont également discuté des changements climatiques et des mesures à prendre pour mettre en œuvre l'Accord de Paris, conclu en décembre 2015.

M. Ban a par ailleurs appelé M. Trudeau à soutenir son plan de mesures, récemment adopté, pour prévenir l'extrémisme violent.

Le Secrétaire général et le Premier ministre ont discuté du changement climatique, du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et des questions d'ordre humanitaire, y compris le Sommet humanitaire mondial, qui se tiendra à Istanbul, en mai 2016.

Ils ont également abordé le futur Sommet des Nations Unies sur la gestion des déplacements massifs de réfugiés et de migrants, qui se tiendra à New York en septembre 2016.

M. Ban a accueilli avec satisfaction le respect par le Canada de l'échéance que le pays s'était lui-même fixé concernant l'accueil de 25.000 réfugiés syriens.

Le Secrétaire général a également salué l'annonce par le Canada de sa reprise du financement de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

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