Cinq ans après le tsunami, Ban Ki-moon appelle à réduire l'exposition aux risques naturels

11 mars 2016

Cinq ans après le séisme et le tsunami meurtrier qui a terrassé le Japon en 2011, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souligné vendredi la nécessité d'œuvrer pour réduire l'exposition des populations aux catastrophes naturelles.

« En ce jour solennel de commémoration, je souhaiterais à nouveau adresser mes condoléances, et celles de l'ensemble du système des Nations Unies, à la population du Japon et surtout à ceux qui ont perdu des êtres chers dans le tremblement de terre et le tsunami, le 11 Mars 2011 », a déclaré M. Ban dans un message, rendu public à cette occasion.

Suite à un séisme de magnitude 9 sur l'échelle de Richter, le plus puissant jamais enregistré par le Japon, 130km à l'est de la ville de Sendai, un énorme tsunami s'est abattu sur le pays insulaire, le vendredi 11 mars 2011, tuant des dizaines de milliers de personnes et provoquant l'accident nucléaire de Fukushima.

« Ce fut un désastre sans précédent qui nous a enseigné à tous beaucoup de choses sur la nature changeante de l'exposition aux risques et catastrophes », a indiqué le chef de l'ONU, ajoutant que suite à l'incident de Fukushima, il est devenu clair que la technologie et les catastrophes naturelles peuvent se combiner pour créer un danger d'une ampleur inimaginable.

« Notre dépendance à la technologie est une arme à double tranchant, si nous ne réduisons pas notre exposition aux risques naturels », a-t-il ajouté, soulignant que le séisme et le tsunami ont contribué à façonner le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes 2015-2030, qui a été adopté à la troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe, il y a un an.

Le Secrétaire général a rappelé que ce Cadre étend le domaine de compétence de la gestion des risques de catastrophes aux désastres naturels et causés par l'homme, ainsi qu'aux risques environnementaux, technologiques et biologiques qui y sont liés.

« Le Japon a montré au monde combien il est important de prendre le temps de la réflexion, afin de tirer parti des leçons des catastrophes passées et de sensibiliser le public à l'importance de la prévention et de l'atténuation des risques », a poursuivi M. Ban.

Le chef de l'ONU a ajouté que cette année marquera la première Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis, qui sera célébrée chaque 5 novembre.

« Elle marquera le jour de 1854 où un tsunami a frappé le village japonais de Hiromura. Un agriculteur qui a reconnu les signes avant-coureurs [de la catastrophe] a mis feu à ses gerbes de riz pour alerter ses voisins du danger à venir », a indiqué le Secrétaire général.

« Agir pour le bien commun est un thème fréquent dans la culture japonaise qui inspire l'approche du pays en matière de préparation aux catastrophes et de réduction des risques », a salué M. Ban, ajoutant que le reste du monde a beaucoup à apprendre du Japon sur cette question.

 

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