El Niño risquerait de favoriser la propagation du virus Zika en Amérique du Sud et centrale, selon l'OMS
Un rapport publié récemment par l'OMS sur les conséquences sanitaires d'El Niño anticipe une augmentation des maladies à transmission vectorielle, dont celles transmises par les moustiques, en Amérique du Sud et centrale, a déclaré lundi l'agence de l'ONU dans un communiqué de presse. Ce phénomène, a-t-elle précisé, risque de toucher en particulier l'Équateur, le Pérou, le Paraguay, l'Uruguay, le Brésil et l'Argentine.
L'apparition de sécheresses graves, d'inondations, de fortes pluies et de hausses des températures sont des effets bien documentés d'El Niño, a poursuivi l'OMS, en référence au phénomène climatique caractérisé par un réchauffement de l'océan Pacifique tropical.
Le virus Zika, a par ailleurs précisé l'agence, est transmissible à l'homme par la piqûre de moustiques Aedes, la même race de moustiques se développant dans les eaux stagnantes qui propagent la dengue, le chikungunya et la fièvre jaune.
« Nous pourrions avoir à faire face à plus de moustiques capables de transmettre le virus Zika en raison de l'expansion des sites de reproduction favorables due aux effets climatiques d'El Niño », a déclaré un responsable de l'OMS, le Dr. Raman Velayudhan.