Les investissements directs étrangers à leur plus haut niveau en 2015 depuis la crise de 2008, selon la CNUCED

20 janvier 2016

Les investissements directs étrangers (IDE) à travers le monde ont bondi de 36% en 2015 pour atteindre environ 1.700 milliards de dollars, leur plus haut niveau depuis la crise économique et financière de 2008-2009, selon un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) publié mercredi.

Les investissements directs étrangers sont les mouvements internationaux de capitaux réalisés pour créer, développer ou maintenir une filiale à l'étranger ou exercer le contrôle ou une influence significative sur la gestion d'une entreprise étrangère. Ils recouvrent aussi bien les créations de filiales à l'étranger que les fusions-acquisitions transfrontières ou les autres relations financières, notamment les prêts et emprunts intra-groupes.

Un gonflement des IDE ciblant les économies développées (+90%) a été le principal facteur derrière la reprise mondiale. Une forte croissance des flux a été signalée dans l'Union européenne (UE) ainsi qu'aux Etats-Unis où les IDE ont quadruplé, même s'ils étaient à un niveau historiquement bas en 2014. Les pays développés ont représenté 55% des flux mondiaux d'IDE en 2015, selon la CNUCED.

Cependant, cette croissance était en grande partie attribuable aux fusions et acquisitions transfrontalières, avec seulement une contribution limitée des projets d'investissement dans des actifs productifs. En outre, une partie des flux d'IDE a été liée à des reconfigurations d'entreprises impliquant de grosses sommes mais peu de mouvements en termes de ressources réelles.

Les économies en développement ont vu leurs IDE atteindre un nouveau sommet de 741 milliards de dollars, en hausse de 5% par rapport à 2014. Les pays d'Asie en développement, avec des flux d'IDE dépassant 500 milliards de dollars sont restés la plus grande région bénéficiaire d'IDE dans le monde, représentant un tiers des flux mondiaux d'IDE.

Les flux ont faibli en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes (à l'exception des centres financiers offshore), reflétant la chute des prix de leurs principales exportations de produits de base.

Les flux vers les pays en transition ont continué de baisser (-54%) alors que la chute des prix internationaux des matières premières et les conflits régionaux ont pesé sur les IDE. Les investissements en Russie et au Kazakhstan ont fortement chuté.

 

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