La Centrafrique demande au Conseil de sécurité de renforcer le mandat de la MINUSCA

30 septembre 2015

Le Ministre des affaires étrangères de la République centrafricaine, Samuel Rangba, a demandé mercredi au Conseil de sécurité des Nations Unies de renforcer le mandat de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies dans ce pays (MINUSCA) alors que de nouvelles violences ont récemment éclatées.

“Aujourd'hui, après un an de travail inlassable avec les efforts conjugués du gouvernement de transition et de la communauté internationale, nous aurions pu déclarer, avec satisfaction il y a une semaine, que le drame est derrière nous, que la République centrafricaine se relève progressivement de ses cendres et reprend peu à peu sa place dans le concert des nations”, a dit M. Rangba dans un discours devant l'Assemblée générale des Nations Unies.

“Hélàs! Au moment où nous sommes venus annoncer aux Nations Unies les résultats encourageants du processus de la transition qui tend à sa fin, par l'organisation des élections d'ici la fin de l'année 2015, les ennemis de la paix ont une fois de plus, porté un coup dur au processus depuis le 25 septembre par des violences aveugles, des assassinats et crimes odieux faisant des dizaines de pertes en vies humaines et de destructions des biens publics et privés et le déplacement de la population », a-t-il ajouté.

Le Ministre des affaires étrangères a indiqué qu'il prononçait ce discours à la place de la Chef de l'Etat de la transition, Catherine Samba-Panza, qui a dû regagner la République centrafricaine à la suite de la résurgence de la violence.

« Cette situation démontre à l'évidence que la paix et la réconciliation restent fragiles et exigent des actions plus vigoureuses et soutenues pour éviter à mon pays de retomber dans un nouveau cycle de violence généralisées », a déclaré Samuel Rangba.

« Je demande au Conseil de sécurité des Nations Unies de renforcer le mandat de MINUSCA afin de mieux combattre ces ennemis de la paix et redonner espoir au peuple centrafricain meurtri », a-t-il ajouté. Il a également demandé au Conseil de sécurité « d'envisager l'allègement du régime de sanction à l'égard de l'Etat centrafricain notamment en ce qui concerne la formation et l'équipement de nos forces de défense et de sécurité dans le cadre de la coopération bilatérale ».

 

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