Le Togo appelle à poursuivre la lutte contre Boko Haram

30 septembre 2015

Le Président du Togo, Faure Gnassingbé, a souhaité mercredi, devant l'Assemblée générale de l'ONU, la poursuite de la lutte de la communauté internationale contre le groupe terroriste nigérian Boko Haram en promettant que son pays y prendrait toute sa part.

Le Président du Togo, Faure Gnassingbé, a souhaité mercredi, devant l'Assemblée générale de l'ONU, la poursuite de la lutte de la communauté internationale contre le groupe terroriste Boko Haram en promettant que son pays y prendrait toute sa part.

L'expérience des Nations Unies « nous enseigne que la paix et la sécurité sont à la fois des préalables et des composantes du développement », a-t-il dit. Cette double exigence, a-t-il ajouté, « doit être pleinement prise en compte dans les stratégies que nous aurons à élaborer pour la mise en oeuvre effective des

Objectifs de développement durable à l'horizon 2030 », adoptés lors d'un Sommet à New York vendredi dernier.

« Le Togo, dont l'économie est largement tributaire de l'hinterland ouest-africain, mesure à sa juste valeur l'importance de la sécurité dans la sous-région et en Afrique. La lutte contre le groupe terroriste Boko Haram et toutes les formes d'extrémisme ainsi que de racisme, doit se poursuivre, sans merci, de concert avec la communauté internationale, conformément aux valeurs prônées par l'ONU », a poursuivi M. Gnassingbé.

« Ces dérives qui tendent à se répandre ces dernières années en Afrique, ne correspondent à aucune des valeurs fondamentales de notre continent », a encore dit le président togolais. « Pour sa part, a-t-il précisé, le Togo entend capitaliser sur les acquis de la réforme de son système de défense et de sécurité pour mieux se positionner dans l'environnement sous-régional et international à cet égard ».

M. Gnassingbé a insisté sur « la nécessaire mise en cohérence de nos politiques en matière de sécurité, de défense des droits humains et de protection de l'environnement ».

« La dimension écologique des crises et des conflits, l'impact des changements climatiques sur l'exacerbation de la pauvreté et la mise en péril répétée des droits de l'homme, en période de guerre, sont des réalités que nous ne pouvons occulter, si nous voulons préserver durablement la stabilité des Etats. C'est pourquoi, la conférence de Paris sur les changements climatiques sera le premier test de solidité des engagements que nous venons de prendre en faveur du développement durable », a-t-il affirmé.

M. Gnassingbé a par ailleurs appelé à ne pas oublier le lourd tribut que l'Afrique de l'Ouest a payé à l'épidémie de la maladie à virus Ebola. En sa qualité de Coordinateur de la lutte contre cette maladie dans l'espace de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), il a exprimé sa « profonde gratitude » aux Etats, aux organisations régionales, à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux, aux organisations non gouvernementales « qui ont mobilisé des moyens considérables et ont agi, de diverses manières, pour aider les pays les plus touchés à endiguer l'épidémie ».

« Je tiens aussi à saluer l'héroïsme des personnels soignants, toutes nationalités confondues, les acteurs communautaires qui n'ont pas abdiqué leur engagement, même quand leur vie était en danger », a-t-il ajouté.

« Aujourd'hui, Ebola est affaibli mais pas totalement vaincu. Nous devons tous ensemble rester vigilants, non seulement pour éradiquer les foyers résiduels mais, au-delà, rebâtir des systèmes plus résilients face aux vulnérabilités et chocs, de tous ordres, auxquels nous sommes exposés », a dit le chef de l'Etat togolais.

 

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