Le HCR appuie la Libye pour aider les bateaux en détresse au large de ses côtes

19 août 2015

Après une série de naufrages meurtriers survenus au large des côtes libyennes, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a initié des discussions visant à améliorer la réponse de la Libye aux bateaux en détresse au large de ses côtes, en simplifiant le partage et la coordination des informations avec les organisations internationales.

« Nous espérons que ce nouveau groupe de contact inter-agence stimulera la capacité de la Libye à sauver des vies et à recueillir des corps sans vie en mer ou le long de la côte ainsi qu'à améliorer la prise en charge humanitaire des rescapés après leur débarquement », a déclaré un porte-parole du HCR, Leo Dobbs, lors d'un point de presse mardi à Genève.

Le groupe de contact comprend également des responsables libyens chargés de la recherche et du sauvetage, de la sécurité des frontières et des centres de détention pour les boat people secourus ou interceptés. Il a été créé lors d'une réunion organisée récemment à Tunis par le HCR et son partenaire, l'Organisation internationale pour les migrations.

Le groupe de contact a pour objectif de discuter des façons de minimiser la perte en vie humaine parmi les réfugiés et les migrants qui tentent de traverser la Méditerranée depuis la Libye. Il se réunira au moins trois fois durant les neuf prochains mois et il assurera également des formations dans des domaines comme la gestion de l'information, la communication, la récupération des corps sans vie ainsi que l'identification des réfugiés, des demandeurs d'asile et les migrants. L'Union européenne a accordé un financement.

Le groupe de contact réunira des responsables des garde-côtes libyens, le Service de la sécurité portuaire, la Direction de la Lutte contre la migration illégale (DCIM) et le Croissant-Rouge libyen. Au début, les membres des organisations internationales du groupe de contact comprendront le HCR, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le CICR et l'International Medical Corps. L'agence de gestion des frontières de l'UE, l'EUBAM, a assisté à la réunion de lancement.

Le groupe de contact aidera à améliorer la coordination et la communication entre les Libyens et les acteurs internationaux actifs dans le sauvetage maritime et l'interception en mer. Il soutiendra également le développement des capacités en Libye et aidera à améliorer la réponse humanitaire pour les personnes secourues en mer et débarquées en Libye, où elles sont transférées dans des centres de détention gérés par la DCIM.

Leo Dobbs a expliqué que des problèmes demeurent cependant. « Les Libyens ont été critiqués pour avoir ignoré les dangers et ne pas avoir porté secours à davantage de personnes en péril. Toutefois les garde-côtes surveillant la côte ouest où opèrent les passeurs, ont déjà sauvé ou intercepté plus de 4.500 personnes cette année, avec de maigres ressources navales », a-t-il ajouté.

Ce chiffre se compare à près de 100.000 personnes secourues par des bâtiments de la marine ou des organismes d'autres pays de la région.

 

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