Centrafrique : le Conseil de sécurité partage la colère de Ban Ki-moon sur les abus présumés

18 août 2015

Le Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré mardi partager la colère du Secrétaire général Ban Ki-moon concernant les allégations d'exploitation et d'abus sexuels par des Casques bleus en République centrafricaine et a salué l'engagement du chef de l'Organisation à appliquer une politique de tolérance zéro.

Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil ont également rappelé que les Casques bleus sont là pour protéger les civils dans les zones où ils sont déployés et qu'ils doivent respecter le droit international, notamment en ce qui concerne les droits de l'homme.

L'organisation non gouvernementale Amnesty International a affirmé la semaine dernière que des Casques bleus ont tué un adolescent de 16 ans et son père et ont violé une fillette âgée de 12 ans en République centrafricaine. Ces nouvelles allégations d'abus sexuels par des Casques bleus dans ce pays ont conduit à la démission du chef de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), Babacar Gaye.

Lors d'une réunion par vidéoconférence jeudi avec les chefs de missions de maintien de la paix, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, leur a rappelé la tolérance zéro de l'Organisation en ce qui concerne les abus sexuels.

Dans leur déclaration à la presse publiée mardi, les membres du Conseil de sécurité ont souligné que « l'ONU ne devait pas laisser les actions de quelques-uns ternir le travail héroïque des dizaines de milliers de soldats de la paix et de personnel des Nations Unies ».

Ils ont salué l'engagement du Secrétaire général à appliquer strictement sa politique de tolérance zéro et ont noté la récente nomination d'une commission externe indépendante pour examiner les allégations concernant des abus en République centrafricaine et la réponse systémique de l'Organisation. Ils ont dit attendre avec impatience que les conclusions de cette commission soient rendues publiques.

Le Conseil de sécurité a réaffirmé que les pays contributeurs de soldats et de policiers avaient pour responsabilité d'enquêter sur les allégations visant leurs troupes, d'engager des poursuites si nécessaire, et d'informer l'ONU, en temps opportun, des progrès et des résultats des enquêtes.

Le Conseil a regretté que certaines des allégations d'exploitation et d'abus sexuels, y compris les dernières allégations en République centrafricaine, aient été portées à son attention par des acteurs extérieurs tels que les médias et des organisations non gouvernementales. Il a souligné qu'il était important que l'ONU enquête rapidement, d'une manière crédible et transparente, sur les allégations les plus récentes.

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité pour les victimes et leurs familles de se faire assister lorsque de tels abus se produisent.

 

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