Le chef de l'ONU encourage le Président burundais à reprendre le dialogue politique

6 août 2015

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a discuté mercredi au téléphone avec le Président burundais, Pierre Nkurunziza, qu'il a encouragé à reprendre le dialogue politique pour résoudre la crise qui frappe le pays.

Lors de cette conversation téléphonique, M. Ban « a une nouvelle fois condamné le meurtre récent du général Adolphe Nshimirimana et la tentative d'assassinat de Pierre Clavier Mbonimpa. Il s'est dit très préoccupé par l'impact de ces événements sur la sécurité du Burundi », a précisé son porte-parole dans un compte-rendu à la presse publié jeudi.

« Le Secrétaire général a exhorté le Président Nkurunziza à reprendre le dialogue politique qui est interrompu depuis le 19 juillet. Il a encouragé les autorités burundaises à travailler étroitement avec la médiation menée par l'Ouganda au nom de la Communauté de l'Afrique de l'Est », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a offert le plein soutien des Nations Unies pour aider à trouver une solution pacifique aux graves problèmes auxquels est confronté le Burundi.

En début de semaine, le Secrétaire général s'était déclaré inquiet de la détérioration continue de la situation sécuritaire au Burundi.

La semaine dernière, la Mission d'observation électorale des Nations Unies au Burundi (MENUB) avait estimé que l'environnement général dans le pays n'avait pas été propice au déroulement d'un processus électoral libre, crédible et inclusif.

L'élection présidentielle qui a été reportée à deux reprises a eu lieu le 21 juillet 2015 et a fait suite aux élections législatives et locales qui se sont déroulées le 29 juin 2015. Le Président sortant Pierre Nkurunziza a été réélu dès le premier tour. Sa candidature à un troisième mandat, qui était contestée par ses opposants, a entraîné une grave crise politique ces derniers mois. Des dizaines de milliers de Burundais ont fui vers les pays voisins pour échapper aux violences.

La Configuration Burundi de la Commission des Nations Unies pour la consolidation de la paix a publié de son côté une déclaration à la presse jeudi dans laquelle elle dénonce l'assassinat le 2 août du général Adolphe Nshimirimana, ancien chef du Service national de renseignements et responsable de 'Missions spéciales'.

La Configuration Burundi s'est également dit préoccupée par la détérioration de l'environnement sécuritaire marquée par des violences et des violations présumées des droits de l'homme et a appelé tous les Burundais à la retenue. Elle s'est dit notamment inquiète de l'attaque le 3 août contre Pierre Clavier Mbonimpa, défenseur des droits de l'homme respecté.

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