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Viande de porc et ginseng au menu de la nouvelle session de la Commission Codex Alimentarius

Un étalage coloré de fruits et légumes frais, notamment des bananes, des ananas, des tomates et des légumes-feuilles, disposés en tas.
Photo: Banque mondiale/Maria Fleischmann Un régime sain peut aider à réduire les risques de troubles cardiovasculaires

Viande de porc et ginseng au menu de la nouvelle session de la Commission Codex Alimentarius

La Commission Codex Alimentarius a entamé lundi à Genève les travaux de sa 38ème session avec l'adoption de directives pour la maitrise des parasites Trichinella dans la viande de porc et d'une nouvelle norme mondiale pour les produits à base de ginseng.

Chargé de protéger la santé des consommateurs et de veiller aux pratiques équitables dans le commerce des denrées alimentaires, le Codex Alimentarius est une initiative conjointe de deux agences des Nations Unies, l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Forte de 185 pays membres, la Commission Codex Alimentarius, qui se réunit actuellement du 6 au 11 juillet dans la ville suisse, est chargée de compiler les nouvelles normes d'usage, directives et recommandations régissant l'industrie alimentaire.

A l'occasion du coup d'envoi de sa 38ème session, la Commission a notamment adopté des directives pour la maitrise des parasites dans la viande de porc, a déclaré la FAO dans un communiqué de presse rendu public à Genève.

« Les animaux destinés à l'alimentation humaine peuvent être porteurs de parasites. Le Trichinella est un parasite que l'on trouve dans la viande de porc et d'autres animaux. Lorsque l'homme consomme de la viande crue ou peu cuite provenant d'animaux infectés par le Trichinella, certains parasites peuvent subsister et causer de graves maladies », a expliqué la FAO.

Les nouvelles directives adoptées par la Commission du Codex Alimentarius permettront de veiller à la salubrité de la viande de porc, tout en allouant des ressources de contrôle alimentaire là où elles s'avèrent le plus nécessaires, a salué la FAO.

« La viande de porc en provenance de zones à risque négligeable peut être commercialisée sans tests poussés, tandis que les carcasses dans les zones où le Trichinella est susceptible d'infecter les suidés continueront à faire l'objet de dépistages rigoureux », a souligné l'agence.

La Commission a par ailleurs décidé lors de cette première journée de réunion de faire de la norme régionale asiatique adoptée en 2009 afin d'assurer la qualité des produits à base de ginseng un standard à l'échelle mondiale.

Le ginseng est une racine qui entre dans la composition de nombreux produits, notamment alimentaires. Il peut être consommé sous forme de racine séchée traitée à la vapeur ou d'extrait.

« En 2009, la Commission du Codex Alimentarius avait adopté une norme régionale pour l'Asie garantissant la qualité des produits à base de ginseng. Elle a désormais approuvé sa conversion en norme mondiale », a indiqué la FAO.

Entres autres décisions importantes lors de cette nouvelle session, la Commission du Codex devrait établir la teneur maximale de plomb dans les fruits et légumes, ainsi qu'une norme pour réglementer le bon usage d'additifs et de pesticides.

Elle devrait également formuler des recommandations afin de prévenir les résidus de certains antibiotiques dans les aliments d'origine animale et de définir la teneur maximale de déoxynivalénolune, une toxine produite par une moisissure que l'on peut trouver dans certains aliments céréaliers destinés aux nourrissons et aux jeunes enfants.

La Commission devrait également appuyer la création d'un nouveau fonds financé à hauteur de 3,3 millions de dollars et destiné à promouvoir une participation plus active des pays en développement dans la définition des normes internationales de sécurité alimentaire, et ce pour la période allant de 2016 à 2026.

En marge des travaux de la Commission, la FAO a présenté une Plateforme électronique qui vise à faciliter le partage des informations sur la sécurité des aliments génétiquement modifiés.