Burundi : le Conseiller Spécial de l'ONU exhorte les parties au dialogue

31 mai 2015

Au terme d'une visite de deux jours au Burundi, le Conseiller Spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a appelé les parties à s'engager en faveur d'un dialogue constructif en vue de résoudre la crise actuelle et à adopter un ensemble de mesures consensuelles pour calmer les tensions.

Dans un communiqué de presse rendu public samedi dans la capitale burundaise Bujumbura, le Conseiller Spécial a exhorté le gouvernement à garantir le respect des droits de l'homme, y compris la liberté d'opinion et d'expression. A cet égard, il a souligné que l'absence de voix indépendantes, notamment à travers les médias non-étatiques, contribuait à augmenter les tensions.

Au cours de sa visite, M. Dieng s'est entretenu avec le Président burundais, les membres du gouvernement, les dirigeants des partis politiques et des représentants de la société civile, des médias et de la communauté internationale au sujet des tensions actuelles en cette période pré-électorale et de l'escalade de la crise politique.

Compte tenu du contexte historique des violences ethniques au Burundi et des craintes d'attaques contre les populations, fondées sur l'appartenance ethnique, le Conseiller Spécial a exhorté les parties burundaises à user de toute leur influence pour empêcher la propagation de rumeurs et d'actions susceptibles d'accroitre un risque de violence contre des individus ou groupes de personnes sur la base de leur affiliation politique, de leur appartenance religieuse, et de leur identité ethnique.

M. Dieng a souligné l'importance cruciale de garantir le respect des droits fondamentaux et l'Etat de droit, en particulier durant les périodes de fortes tensions, conformément aux obligations internationales du Burundi en matière de droit de l'homme.

Le Conseiller spécial du Secrétaire général a rappelé que le gouvernement du Burundi avait la responsabilité première de protéger les populations contre les atrocités criminelles.

Il a prévenu que les responsables de graves violations des droits et atrocités criminelles répondront de leurs actes devant les instances judiciaires nationales et / ou internationales compétentes, y compris, le cas échéant, devant la Cour pénale internationale, comme l'a souligné Fatou Bensouda, la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), dans sa déclaration du 8 mai 2015 sur le Burundi.

Le Conseiller spécial du Secrétaire général a réitéré l'engagement de la communauté internationale, y compris des acteurs régionaux, à soutenir le Burundi dans ses efforts visant à assurer la paix et à créer les conditions propices à des élections libres et transparentes.

 

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