Soudan du Sud : le Conseil de sécurité affirme sa volonté d'imposer des sanctions

18 mai 2015

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a condamné l'escalade de la violence et les violations du cessez-le-feu au Soudan du Sud, se disant prêt à imposer des sanctions à ceux qui menacent le processus de paix dans le pays.

Dans une déclaration de presse rendue publique dimanche soir, les membres du Conseil ont condamné la violence qui s'est largement répandue dans l'État d'Unité suite à la récente offensive du gouvernement du Soudan du Sud dans la zone, qui a entraîné le déplacement de plus de 100.000 civils et la suspension de presque toutes les activités humanitaires.

Le Conseil de sécurité a également condamné l'attaque de grande envergure lancée le 15 mai par l'Armée/Mouvement populaire de libération du Soudan dans l'opposition (SPLM/A) sur la ville de Malakal, dans l'Etat du Haut-Nil.

Les membres du Conseil ont par ailleurs exprimé leur vive préoccupation face aux 50.000 personnes déplacées qui ont trouvé refuge dans le camp de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) à Bentiu et au 25.000 déplacés supplémentaires qui se trouvent actuellement dans le camp de la MINUSS à Malakal. Ces déplacements de personnes causés par les violences, ont ajouté les membres du Conseil, ne font qu'aggraver la profonde crise humanitaire actuelle dans le pays.

Le Conseil des 15 membres a par ailleurs condamné dans les termes les plus forts les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu signé par les autorités du pays et le SPLM/A le 23 janvier 2014.

Le Conseil de sécurité a appelé toutes les parties à participer de manière constructive au processus de paix pour trouver une solution politique à la crise et mettre fin au conflit.

Dans ce contexte, les membres du Conseil ont réaffirmé leur volonté d'imposer des sanctions contre ceux qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité du Soudan du Sud.

Les membres du Conseil ont réitéré leur plein soutien envers les soldats de la paix de la MINUSS et envers le mandat qu'ils accomplissent dans des conditions « très difficiles », notamment pour protéger les civils du pays. Ils ont ainsi exigé des parties qu'elles mettent fin à tout « harcèlement et intimidation » à l'encontre de la MINUSS et du personnel humanitaire des Nations Unies de nature à entraver l'exercice de leur mandat.

Le Conseil a condamné et demandé la cessation immédiate de toute violation des droits de l'homme et du droit international humanitaire dans le pays. Il a réaffirmé que les auteurs de telles violations devaient être tenus pour responsables et a rappelé que le gouvernement du Soudan du Sud avait pour responsabilité principale de protéger les civils sur son territoire.

Le Conseil des 15 membres a par ailleurs renouvelé son appel aux parties prenantes pour qu'elles garantissent un « accès complet, sûr et sans entraves » au personnel humanitaire.

 

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